A minha vida imita a minha arte

Espero que gostem
das nossas imitações
colocadas em palavras
virgulando, reticenciando
Nossos mergulhos
Nessa loucura chamada
Pensamento

Luciana Gaffrée

sábado, 19 de março de 2011

Colomba, femme émancipée avant la lettre.

J´ai dû faire, avec plaisir d´ailleurs, une recherche sur le personnage Colomba de Prosper Mérimée en vue d´une thèse de doctorat que j´ai fini (ou presque) , mais je n´ai pas soutenue, à l´Université de Corte. L´un de chapîtres de la thèse analysait le personnage de cette jeune fille corse, de fiction, selon la vision de quelques intelectuels corses et de quelques élèves que j´avais à l´Alliance Française. Les résultats en ont été très intéressants et contradictoires: tandis que les Corses voyait Colomba comme une femme arriérée, rude et grossière, les Brésiliens la voyaient comme une leader naturelle, indépendante du joug des hommes, fine stratégiste, une femme d´action, parmi des mâles indolents, bêtes et frustres. Mlle. Della Rebia tient à assurer la tradition familiale tandis que son frère se "parsianise", dans la capitale. Elle le pousse à la lutte contre la famille ennemie et elle affronte celle-ci, lreprésentés par les frères Barricini. En utilisant son métier de vocératrice, avec son chant lugubre au chevet de mort d´un habitant du village, elle provoque la réaction de ces garçons et puis la lutte armée. Elle est indépendante, forte, et tient à l´identité de son île qui se francise de plus en plus, y compris par la présence de cet Orso Della Rebia, son frère, un dandy, militarie sur le Continent, imbu des valeurs apprises à Paris. Elle a une vie publique par son travail de prier les morts, en plus elle s´intéresse aux affaires judiciaires de la famille, elle en est au courant et elle manipule, par son action et ses entretiens, les politiciens locaux, sa famille et ses adversiares, tout cela à une époque où, dans le monde entier, ou presque, la population féminine était assujetie aux hommes. Elle essaie de sauvegarder l´environnement culturel de sa province, en préservant l´indentité locale, à un momentt où la valeur civilisatrice en Occident était d´adopter les moeurs rococo de Paris ou les bonnes manières anglaises. C´est comme cela que les Brésiliens ont apperçue Colomba Della Rebia. Les intellectuels corses ont une vision négative de cet icône de la culutre insulaire: ils la voient primitive, criminelle, menteuse et sournoise. En fait, des qualites, vues sous une autre perspective, celle des Brésiliens, pour qui Mlle Della Rebia est une héroïne, une féministe naturelle, bien avant que cette idéologie soit créée, en tant que telle. de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

2 comentários:

jean.marzocchi disse...

Excellente analyse !
JFM

Luiz Fernando Gaffrée Thompson disse...

Merci, cher ami. Montrez, s´il vous le pouvez, mon texte à Jean-Patrice. J´aimerais bien savoir ce qu´il en pense.
Amitiés.