A minha vida imita a minha arte

Espero que gostem
das nossas imitações
colocadas em palavras
virgulando, reticenciando
Nossos mergulhos
Nessa loucura chamada
Pensamento

Luciana Gaffrée

sexta-feira, 16 de março de 2012

Mujeres/ Femmes

Mujeres que arden sobre fuente multiplicada

guitarras luminosas de alfabeto desatado

moscas palpitantes de impío desorden

mariposas que se reflejan en las lágrimas espejo de los bosques olvidados

Ropas atormentadas en desnudez de agua viva

hambre nocturna que nace desde sí misma

colores en las paredes olvidadas de cielo

manos café de nunca absurdo permanente

paciencia sonámbula de sombra

poesía contemplada pubis muerde grita

respiran las cisternas del hotel con escaleras estropeadas

la cama es un subterráneo de olores y sonidos

brotan las pirámides de mármol profundidad espejismo penitente

mujeres en el túnel de los párpados mirando úteros que sangran muerte

apagadas gritando soplan sobre sueños horas encendidas

comen pájaros proteicos en un acto inaugural

tocan mundo que centellea con dedos de agua río impropio

en la madrugada escriben nombres a pedazos

tiemblan en el pacto naúfrago de la despedida

la boca de los senos son ojos esperando

en la genitalidad se nacen como un sol que se disipa

corren en el humo puente de las palabras en la ciudad donde todo edificio estalla y los desiertos óseos

enseñan los cuatro puntos cardinales de la dicha.


de Laura Inés Martínez Coronel



Des femmes qui brûlent sur la source multipliée
des guitares lumineuses d´un alphabet délié
des mouches essouflées de l´impi désordre
des papillons qui se reflètent sur les larmes miroir des bois oubliés
Des habits tourmentés en nudités d´eaux-vives
la faim nocturne qui se génère d´elle-même
des couleurs sur les murs oubliées du ciel
des mains de café d´un absurde jamais permanent
la patience somnambule de l´ombre
la poésie contemplée, pubis qui mord et crie
respirant les châteaux d´eau de l´hôtel aux escaliers défoncés
Le lit est un souterrain d´odeurs et de sons
les pyramides germent depuis le marbre profond d´un miroir pénitent
des femmes dans le tunnel des paupières regardent des utérus saignant la mort
effacés crient soufflent sur des rêves des heures allumées
comme des oiseaux protéiques pendant un acte inaugural
jouent le monde qui étincelle avec des doigts de l´eau de la rivière impropre
durant la nuit écrivent des noms en morecaux
tremblant sur le pacte du naufrage de l´adieu
la bouche des seins sont des yeux qui attendent
dans les organes génitaux s´ils naissent comme un soleil qui s´en va
courent dans le humus couchant des mots dans la ville où tout le bâtiment craque le désert des os
enseigent les quatre points cardinaux de la chance.

Version française de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson

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