A minha vida imita a minha arte

Espero que gostem
das nossas imitações
colocadas em palavras
virgulando, reticenciando
Nossos mergulhos
Nessa loucura chamada
Pensamento

Luciana Gaffrée

domingo, 20 de novembro de 2011

O viajante.

Borboletas atravessam meu cérebro insensato
Tremo dos pés à cabeça no vácuo do trem.
sou conduzido para o além
envolto nas espumas produzidas pelos pássaros no mato.

A música tabalha meus ouvidos e martela minha aura.
Sou conduzido para fora de mim mesmo.
e vago pelo caminho lamacento a esmo
Perfumes fecais de vacas parindas envolvem a aurora.

Arrepio de prazer ao humectar a natureza
O vento acaricia meus pelos e penetra
Sou o viajante da lua, realeza

Nas palmas da mão sinto a sua doce aspereza
país longínquo, furto na minha vida de asceta.
Fruto de imagens senis e boas alargadas pela correnteza.

de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

Un viajero tremblando.

Estabas hecho de trenes súbitos

de pétalos malhechores

acaso aquel delgado camino del áspero susurro

la espalda de los ojos, la espuma de la estrella

Siempre voy de regreso a sitios olvidados

con la vida atroz traicionando la belleza del relámpago.

Todo se reduce al oscuro laberinto de la idea

a la trampa de las cuencas ojerosas nunca llama de corazones amplios

todo desformado, narrado hasta cansarme

en esas súplicas oscuras de música vencida.

Ya tarde, pavorosa, de confundidos pájaros

en las dieciseís horas del reloj que inventamos

un tiempo que recorre la cara de mis brazos

yo nunca dije nada

solo quedó una mano.

El secreto que busca los encuentros feroces

con cabezas hundidas impuras de miel salobre

ya no tiene aquel ojo que rugía en pulmones de quien cava sin tregua

con los puños cerrados

Sí, he vuelto, con el hilo que recubre los harapos

y ahora llueven sepulcros en varias latitudes

mientras miro los árboles que se quiebran muriendo

en el horizonte de la sombra que expira

mientras gritas que amas inútil, desparramado

y yo toda impresa en los troncos azules

de los fondos con jaulas al unísono cantando

mi nombre silencioso , testimonio profundo

de un viajero temblando.


de Laura Inés Martínez Coronel

Borboletas atravessam meu cérebro insensato
Tremo dos pés à cabeça no vácuo do trem.
sou conduzido para o além
envolto nas espumas produzidas pelos pássaros no mato.

A música tabalha meus ouvidos e martela minha aura.
Sou conduzido para fora de mim mesmo.
e vago pelo caminho lamacento a esmo
Perfumes fecais de vacas parindas envolvem a aurora.

Arrepio de prazer ao humectar a natureza
O vento acaricia meus pelos e penetra
Sou o viajante da lua, realeza

Nas palmas da mão sinto a sua doce aspereza
país longínquo, furto na minha vida de asceta.
Fruto de imagens senis e boas alargadas pela correnteza.

de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

sexta-feira, 18 de novembro de 2011

Le chat della Signora Simonetti.

Marie-Paule veut une auto-route
Mica, Paolina voi una autustrada
I Pinzutti non hannu encora fattu
La liaison rapide entre Aïatche
Portitche, Corti et Bastiie-Porette

Marie-Paule veut la Corse pastorale
L´economia delle castagne con brutche
Capitu, iu, u pensieru di Paolina
Per avere piu di paesini e di capre
Bisogna avoir un tunnel doppu Bastiie

Mais Paris est le coupable de tout
Du fait que Paolina mica parla corsu
Du mal de dents de mon chien
Et du mal à estomac de son chat

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 13 de novembro de 2011

Les éthnies au Brésil.

Oui, mais ça dépend beaucoup de comment le metissage, la colonisation et les préjugés se présentent. Chaque cas est un cas et, c´est pour ça, à cause de la réalité brésilienne, que je conteste votre attachement aux traditions. C´est parce que chez nous ce qui a été fait a donné des fruits parfois très différents de ce qui a été fait ailleurs. Des fois ça se ressemble. La formation du Brésil ressemble beaucoup à celle des Etats-Unis. Les Européens, des Portugais, sont arrivés ici et il y avait les indiens. Ces indiens étaient clairsemés et vivaient dans l´ état de civilisation de la pierre polie (je ne sais pas comment on dit en français ça, mais je crois que vous le comprenez). Leur organisme était faible par rapport aux maladies apportées par les Européens. D´autre part, ils n´avaient pas la culture de l´esclavage et du travail, qui vont ensemble, et qui faisait déjà partie des cultures des peuples tels les Mayas, Aztèques, Inca ou Africains. Ici, c´étaient comme aux EUA. Bon, les indiens, ils mourraient, ils s´enfuyaient ou ils s´acculturaient. Alors les Portugais ont décidé de faire venir les Africains noirs, qu´ils achetaient en Afrique à d´autres Africains. Ils prenaient le soin de ne pas rapporté vers les mêmes endroits des noirs de même éthnie, pour qu´ils ne puissent pas communiquer entre eux et donc ne pas s´organiser pour se révolter. Ce qui faisait qu´ils étaient obligés à apprendre le portugais, pas seulement pour communiquer avec leurs maîtres, mais encore entre eux aussi, puisque c´était la seule langue commune. Les autres populations européennes et les asiatiques venues après n´ont jamais formé de ghetto. Elles se sont toujours acculturées et métissées, je ne saurais pas dire pourquoi. Et ce jusqu´à présent. Personnellement, je crois que c´est parce qu´à partir de 1808, le Brésil a perdu son statut de colonie pour devenir la métropole: la cour portugaise a déménagé ici à cause des invasions napoléoniennes et Rio est devenu la copitale de l´Empire Portugais, puis, quand la cour a dû partir, elle n´est pas partie intégralement, le prince héritier du trône portugais est resté ici et c´est lui qui a fait l´indépendance du Brésil, qui est devenu un empire indépendant, mais évidemment très lié à celui du Portugal, puisque le père régnait là-bas et le fils ici. Symboliquement c´était et est encore très important, je pense. Bon, toutes ces populations se sont mélangées et se mélangent encore. il est difficile de trouver un Brésilien qui n´ait pas plusieurs origines et qui n´ait pas d´origine portugaise, ils ont toujous immigré ici et immigrent encore. il est difficle de trouver un Portugais qui n´ait de famille au Brésil ou un Brésilien qui n´ait pas des orignes portugaises. Moi, par exemple, je suis petit-fils d´Anglais, mais j´ai des origines, anglaises, portugaises, espagnoles, françaises et indienne (de indiens du Bréisl, pas de l´Inde, ici il n´y a pas de gens venus de l´Inde ni de musulmans, ceux qui sont venus des pays du Moyen-Orient sont catholiques). Donc, on est tous agglutinés dans cette culture de base portugaise, aux fortes influences des cultures noires, et peu des autres, mais, parmi ces influences moins importantes, il y a celles des Italiens et des indiens. Actuellementm nous avons à peu près 50% de la population au fénotype blanc (le génotype ne compte pas pour nous), 40% de gens aux fénotype métis et 10% au fénotype noir. Les préjugés existent et plus on est blanc, mieux on est coté socialement et plus on est basané, moins on est considéré socialement. Par exemple, il y a des quotas pour entrer dans les universités. Si deux frères, l´un de fénotype métis et l´autre de fénotype blanc se présentent, le premier aura droit à entrer dans le quota, parce qu´il est passible de souffrir de racisme, tandis que l´autre non. Je réponds á ta question: nous sommes issus des étnnies les plus diverses, nous avons des gens blonds comme des Suédois, noirs commme de Sénégalais ou aux yeux bridés comme des Japonais (normalement tous, au point de vue génétique, métissés) et nous avons, pourtant, la même culture.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sexta-feira, 11 de novembro de 2011

L´Armistice et le calvaire corse..

Mais quand même, mesdames! Je parle une langue romane comme langue maternelle et je crois que vous vous êtes déjà rendues compte que suis une personne assez cultivée. M´expliquer ce que ça veut dire "armistisce" c´est m´offenser, ou s´offenser soi-même, en faisant preuve de votre ignorance. "Armistice", en portugais, c´est "armistício", voyons, mesdames, il suffit de penser un peu à comment cela se dit en italien ou en votre cher corse!!! Ce dont je ne me rappelais pas c´est ce que cette date représentait pour vous, je ne suis pas Européen! Mais après, en lisant la presse française j´ai vu que c´est bien ceci: la fin de la Deuxiéme Guerre Mondiale. Et, d´ailleurs, selon Marie-Paule, il s´agit aussi de la fin d´un des maints chapitres du calvaire vécu par le peuple corse pendant toute son existence de martyr. D´ailleurs, je n´ai plus envie d´aller en Corse...pour pleurer sur le sort d´un peuple, je n´ai pas besoin de sortir de chez moi, puisque j´ai les indiens à côté! Si c´est pour interagir avec un peuple de malheureux, naîfs et bêtes qui, les seuls, pendant toute l´histoire de l´humanité se sont battus sans savoir pourquoi, en servant de balles de canons, je préfère aller ailleurs!
Non, c´est la fin de la Première, me dit mon amie Marie-Paule, heureusement que j´ai des amis savants qui m´éclaircissent l´Histoire. Bon, apparemment aussi ce n´est pas que les Corses qui se font faits tuer inocemment pendant cette guerre, même si ce n´est pas qu´eux qui aient été cités, mais toute une floppée de martyrs venus des quatre coins de l´Europe (ce que je croyais bien). Ceci dit, il n´y a pas eu de mouvement interne de victimisation du peuple corse de la part de mon amie...alors je commence à avoir envie de revenir en Corse, qui, d´ailleurs je connais bien et ne m´a jamais semblé habitée par un peuple martyrisé, bien au contraire


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quinta-feira, 10 de novembro de 2011

Solísima hendidura.

los pocos peces escasos en el cemento del sueño

es como si estuvieramos contemplando la invenciòn del destierro

llevo manos al galope verticales y hùmedas para negar el armònico desarticulado incendio

Despuès de algunas copas invertidas con cabellos de metal empañado

he dicho que no desde el abrazo y un latido en una caja se destruye sobornado

por la sùplica de guitarras nunca angèlicas.

Me desvanezco.

Desaparezco de mì con el parto de las venas ausentes

no existo en los pàjaros sùbitos, tampoco en el rìo

ni en las diestras caricias de la sombra feliz del adiòs permanente.

Soy la solìsima hendidura

de los lìmites ardientes

la sangre que invade el parto doloroso del destino con su fina sombra de espejos

cabezas que estallan sobre el mar que se contempla a sì mismo.

El cansancio parte de la sal.

La puerta entornada escupe labios y mejillas apagadas.

No regreso

El aire estremecido de la mùsica apaga el nombre de tus ojos

de Laura Inés Martínez Coronel.


Renasço e volto

é um parto às avessas

todo o sangue que derramastes

todas as vísceras que vomitastes

todos os teus sonhos em vão


reconstituem-me, parte de ti


retomo a vida em teu lugar

para enaltecer-te e reviver


o nosso amor.


de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

domingo, 6 de novembro de 2011

Volver jamás/Voltar? Nunca!.

"La mente que se abre a una nueva idea,

jamás volverá a su tamaño original"

A.Einstein







Ojos que duelen de abiertos



de falta

de lentes



de no poder volver





Mente zumbido

incesante



del orden



del mundo.





Qué idea es solidaria del caos de los cuerpos?



Qué idea irá a ensanchar el tiempo de la Vida?



Qué idea estallará

el espacio que es de otras

y otros?



Qué idea

porvenir.





de Alejandra Alma



Pensar conduz à aceitação da vida

sentir conduz ao prazer e ao sofrimento,


à verdadeira vida


Eisntein simboliza a compreensão do que está fora de nós

Feud conduz à incompreensão benfazeja do que está dentro de nós


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sábado, 5 de novembro de 2011

cuerpos inadvertidos.

Quiero saber como es el rojo mundo agobiado de nuncas

el inmóvil amargo herrumbre, también la dorada impaciencia

la ebriedad de la locura y el legajo

de un hartazgo de lepra suburbana

Quiero tarde que advierte cuerpos y manos llenas de dedos amputados

desaparecidas esperanzas hastío de nombres

el margen bastardo que interrogas los agónicos estambres.

Quiero saber el quejido nubarrón de la glotis azulada

el áspero misterio con sus nódulos plurales

la tierra fatigada transoceánica

con la inmortalidad maravillosa de las inquietudes con sus máscaras.

Recuerdo que nunca recordabas.

Eso trascendía el hambre de la soledad para apagar el cansancio de la madera

Las hienas crecen desde la raíz,se instalan y se matan a diario sobre el agua cálida

médulas sin vocación de llama.

Senos huracanados aman las piedras

las que nunca han de gritar los gemidos de la noche

ortiga sideral comprende poco.

Esta tarde descalza sobre fuego visto largas estrellas en el cuerpo

ya no quedas en los bolsillos mariposa turbia

ya no eres con los muslos despedazados mi próximo beso

yo sola en el mínimo descortés gesto que abre las lámparas

no merma el esfuerzo de haber quedado detenida

en un minutero de cardos en la tierra.

El hueso de la mañana crece y alimenta los sonidos

nunca esperé otra cosa que una lágrima

en el arco de nacerse mercader de la palabra

hay tantos cuadernos rebosantes de agujeros

siempre distraída digo tiempo

y apareces exactamente en la habitación de la cual ya me he fugado

para retornar convertido en recorridos de ciego.

Pero ya no tengo lámparas campana y

suben manzanas altaneras en la sombra áspera del viento.

de Laura Inés Martínez Coronel


Em mim, salientam-se elementos básicos da alquimia: terra, mar. ar e fogo

Esses elementos transparecem pútridos, fétidos, mornos e avassaladores

A quintessência se faz pela mistura nauseabunda do que resultará em

Renascença...Renascença

em mim, que represento todos nós, seres vadios.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quarta-feira, 2 de novembro de 2011

Poesia portuguesa contemporânea V. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

AS BALAS


São de ferro. Ou de aço?
Diz-se que fazem à entrada
um pequeno orifício,
seguido de uma grande
devastação de carnes
sangrentas. Por isso matam.
Li tudo sobre a morte.
Escrevi sobre a minha
e depois embebedei-me.
A bala vem pelo ar
(ruído onomatopaico) e
crava-se, cava, ceva-se
nessas carnes. Era a minha.
Tive uma bala marcada:
à última hora telefonei
a desistir. 'da-se!
Pior pra o Soares que entra
nestes versos já morto.
São de ferro. A tua era,
ó Soares, ou de aço,
e “agora choro contigo”
ausente uma vila
branca do Alentejo: tu.

Diz-se que fazem assim
um pequeníssimo estúpido
orifício (não quis ver)
como um botão mas
destroem tudo, devastam
tecidos, vísceras nobres,
e então trazem até nós
a morte sanguinolenta.
Se ainda as fabricam
como no meu tempo, creio
que matam num, ah pois,
infinitésimo de segundo.
É brutal. Eu ouvi-as:
perde-se a tesão por um século.


de Fernando Assis Pacheco


Les balles

Elles sont en fer. Ou en acier.
On dit que quand elles entrent
elles font un petit orifice
suivi d´une grande
dévastation de chairs
sanglantes. Voilà pourquoi elles tuent.
J´ai tout lu sur la mort.
J´ai écrit sur la mienne
et après je me suis soûlé.
La balle vient par l´air
(bruit d´onomatopée) et
creuse, crache, crève
dans ces chairs. C´était la mienne.
J´ai fixé un rendez-vous avec une balle
au dernier moment j´ai téléphoné
pour l´annuler. Tant pis!
C´est pire pour Soares qui entre
dans ces vers mort déjà.
Elles sont en fer. La tienne l´était
oh Soares, ou en acier,
et "maintenant je pleure avec toi"
qui n´est pas là un village
blanc de l´Alentejo: toi.

On dit qu´elles font ainsi
un tout petit et bête
orifice (je n´ai pas voulu regarder)
comme un bouton mais
elles détruisent tout, dévastent
les tissus, les entrailles nobles,
et alors amènent jusqu´à nous
la mort sanguinolente.
Je ne sais pas si on les fabrique encore
comme de mon temps, je crois
qu´elles tuent en une, et v´là,
infime fraction de seconde.
C´est brutal. Je les ai entendues
ne plus aller dressées au but pendant un siècle.

Versão francesa/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Poesia portuguesa contemporânea IV. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

MONÓLOGO E EXPLICAÇÃO


Mas não puxei atrás a culatra,
não limpei o óleo do cano,
dizem que a guerra mata: a minha
desfez-me logo à chegada.

Não houve pois cercos, balas
que demovessem este forçado.
Viram-no à mesa com grandes livros,
com grandes copos, grandes mãos aterradas.

Viram-no mijar à noite nas tábuas
ou nas poucas ervas meio rapadas.
Olhar os morros, como se entendesse
o seu torpor de terra plácida.

Folheando uns papéis que sobraram
lembra-se agora de haver muito frio.
Dizem que a guerra passa: esta minha
passou-me para os ossos e não sai.


de Fernando Assis Pacheco.


Monologue et explication


Mais, sur la gâchette, je n´ai pas tiré
l´huile du canon, je ne l´ai pas nettoyée
on dit que la guerre tue: la mienne
m´a défoncé tout de suite à l´arrivée

Il n´y a pas eu de siège ni de balles
capables de dissuader ce forçat.
On l´a vu à table avec de grands livres,
avec de grands verres, de grandes mains atterrées.

On l´a vu pisser la nuit sur des planches de bois
ou sur des herbes un peu râpées.
Regarder les collines, comme si on avait compris
sa torpeur de de terre placide.

En feuilletant des papiers qui sont restés
il se rapelle maintenant d´avoir eu très froid.
On dit que la guerre s´en va: la mienne
s´en est allée dans mes os et n´en sort pas.


Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea III. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

A epopeia

Mas. Sobrevinha o sono.
E porém. Último
entre todos adormecia

porque. Aqui entra
uma explicação. Ao
fundo do quarto

comum estava posta
poisada. Isto é. Dentro
da bota uma granada

espoletada. Ou seja.
Pronta a mandar hein?
tudo para as malvas

(glg, a boca seca).
De onde eu ficar
sempre um pouco mais.

Pensando em coisas.
Como seja. Sem
o f. da p. saber

esconder-lhe um dia
a bota. A granada.
Sob o travesseiro!

de Fernando Assis Pacheco


L´épopée

Mais. Le sommeil venait.
Et pourtant. Le dernier
parmi tous je m´endormais

parce que. Ici on donne
une explication. Au
fond de la chambre

commune il y avait
posée. C´est-à-dire. Dans
la botte une grenade

déclenchée. Soit.
Prête à renvoyer hein?
tout sur les roses

(glg. la bouche sèche)
D´où découle que je reste
toujours un peu plus

A penser à des choses.
Telles. Sans
que le salaud sache

un jour cacher
la botte. La granade.
Sous l´oreiller!


Versão francesa/version em francês/en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea II. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

Poeta no supermercado

Indignar-me é o meu signo diário.
Abrir janelas. Caminhar sobre espadas.
Parar a meio de uma página,
erguer-me da cadeira, indignar-me
é o meu signo diário.

Há países em que se espera
que o homem deixe crescer as patas
da frente, e coma erva, e leve
uma canga minhota como os bois.
Há paises destruidores de seus homens,
países nocturnos, tempestade.
E há os poetas que perdoam. Desliza
o mundo, sempre estão bem com ele.
Ou não se apercebem: tanta coisa
para olhar em tão pouco tempo,
a vida tão fugaz, e tanta morte...
Mas a comida esbarra contra os dentes,
digo-vos que um dia acabareis tremendo,
teimar, correr, suar, quebrar os vidros
(indignar-me) é o meu signo diário.


de Fernando Assis Pacheco



Le poète au supermarché


M´indigner est mon signe de tous les jour
Ouvrir les fenêtres. Marcher sur des épées.
M´arrêter au milieu d´une page,
me redresser dans une chaise, m´indigner
est mon signe de tous les jours.

Il y a des pays où l´on s´attend
que l´homme laisse pousser ses pattes
du devant, et mange de l´herbe, et porte
un carcan comme le joug des boeufs
Il y a des pays destructeurs de leurs hommes,
des pays nocturnes, tempête
Et il y a des poètes qui pardonnent. Glisse
le monde, ils sont toujours en paix avec lui.
ou ils ne s´apperçoivent pas: tant de choses
à regarder en si peu de temps,
la vie si fugace, et tellement de morts.
Mais la nourriture se heurte contre les dents,
je vous dit qu´un jour vous finirez par trembler,
bouder, courir, suer, casser les verres
(m´indigner)est mon signe de tous les jours.

Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea I. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

O POETA CERCADO


O poeta está cercado. Espera-o
um avô muito velho.
As cartas chegam com pequenas manchas
de lágrimas – alguém ao longe invoca
o poeta cercado. E ele grita:
afaste-se a noite. Mas vem a noite
cercá-lo ainda mais.
Uma casa com um avô muito velho
manda revistas, soluços, cartas,
apaga-se na distância. (Mas vem o medo
cercá-lo ainda mais.)

O poeta escreve os seus papéis
furtivamente.
Come com gestos lentos e imprecisos.
Bebe em silêncio. Olha as matas em volta.
Dorme enrolado no seu cobertor
como o romeiro do Senhor da Serra,
mas pior, e menos, porque não há deus.

O poeta cintila penosamente
entre o nevoeiro.


de Fernando Assis Pacheco



Le poète encerclé

Le poète est encerclé. On l´attend
c´est un pépé très vieux.
Les lettres arrivent tachées de petites taches
de larmes - quelqu-un au loin invoque
le poète encerclé. Et il crie
que la nuit s´éloigne. Mais la nuit vient
l´encercler encore plus
Une maison et un pépé très vieux
lui envoie des magazines, des sanglots, des lettres
s´efface au loin. (Mais la peur vient
l´encercler encore plus).

Le poète écrit ses papiers
furtivement
Il mange avec des gestes lents et précis.
il boit en silence. Il regarde tout autour les forêts.
Il dort enroulé dans sa couverture
comme le pèlerin du Seigneur de la Sierra
mais pire, et moins, parce qu´il n´y pas de Dieu.

Le poète cintille péniblement
dans le brouillard.


Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

segunda-feira, 31 de outubro de 2011

No es tu muerte/Poema escrito por um sapo.

No es tu muerte ni el sorprendente ruido de los ojos

no son los veinte años en que no tuve nombre, ese crespo animal,ese blue gata indómita

tampoco el humo de cemento ni los tatuajes en la madera

no es tu piel ni la música lo que me devora quejumbrosa las sienes

Soy yo que disipo la nostalgia con todas las palabras del invierno.

Anónima la frente

la mendiga horizontalidad de las paredes

cascada de voces hundida en algun sueño indiferente

cruje el cuerpo de tu boca.

No es tu muerte.

La agonía del hijo es la que duele

no tiene pausa la geometría abierta de las miradas urbanas

el cuerpo caído

los paisajes rotos de la ventana húmeda

los colores secretos del pan misterioso

Tal vez esté dormida la cicatriz

y todo sea un ritual sombrío de máscaras y cadenas

he visto la ceremonia táctil, los troncos amarillos reproducirse

en tierra infértil

fui por quien amaba

con el alma atada a la cintura.

Todo menos tu muerte.

Lo que grita es la siesta sin historia

los tendones rasgados

la inexplorada verticalidad de los abismos nutridos

la locura en los ojos de las hormigas.

Disuelvo los papeles amputados en el siempre nacer de los relámpagos de la hierba

recuerdo tu voz de luz unánime

en los pueblos oscuros tejado primavera

llovías colérica sobre pentagramas de trigo

y los trenes entreabrian las compuertas de los faros

en tu cabellera baldía.

Los gemidos que traficabas hoy amanecen en los brazos de los ciegos

como la nunca apacible vida del otro que no vé

caida sobre el abierto temporal de los engendros medusa espasmo de estambres

con una grata indiferencia de reina derrotada

en su circunferencia de péndulos y brújulas


de Laura Inés Martínez Coronel



Poema escrito por um sapo:

Cheiro de madeira molhada, textura de troncos em decomposição, odor de mato echarcado, lua obscura na noite morna, silêncio entrecortado de raios e do chacoalhar da lama nos pés hirtos dos insetos e dos homens, em meio ao sabor de estrume fresco.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 30 de outubro de 2011

Soneto/sonnet LXXXVIV de LUÍS DE CAMÕES (1524-1580)

Amor é fogo que arde sem se ver;
É ferida que dói e não se sente;
É um contentamento descontente;
É dor que desatina sem doer;

É um não querer mais que bem querer;
É solitário andar por entre a gente;
É um não contentar-se de contente;
É cuidar que se ganha em se perder;

É um estar-se preso por vontade;
É servir aquem vence, o vencedor;
É um ter com quem nos mata lealdade.

Mas como causar pode o seu favor
Nos mortais corações conformidade,
Sendo a si tão contrário o mesmo Amor?

de Luís de Camões.


Ouso traduzir Camões para o Francês
(J´ose traduire du Camoëns - cet auteur est pour la langue portugaise, le correspondant à Dante pour l´italien, Cevantès pour l´espagnol ou le théâtre classique français, pour le français - en français);

L´amour, c´est du feu en braise sans qu´on le voit;
C´est une blessure qui fait mal et on ne sent pas;
C´est être mécontent, malgré toute la joie;
C´est la douleur qui dérègle sans qu´elle déchoit;

C´est ne pas vouloir plus que de se donner;
C´est, solitaire, se faufiler entre les gens;
C´est ne pas se contenter du contentement;
C´est croire qu´on se perd de tant gagner;

C´est être prisonnier par volonté;
C´est servir à celui qui vaint, le vainqueur;
C´est avoir avec celui qui nous tue, loyauté;

Mais comment peut-on provoquer en sa faveur
Dans les coeurs mortels de la conformité,
Si elle est si contraire à elle-même, cette Ardeur?

Version française de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Fui feito p´ra vadiar!

Tancrède croit que tous les Freds et tous les Franks sont aussi beaux que les mots des Maries, Paule, France, Margot.
Les ténèbres rejoignent les vallons, les monts et les collines et mettent tous les pays de France dans le silence.
Luiz, le Brésilien aimant, est là pour déranger leur ramadan et y mettre du son et de la samba comme dans les hanches de Clementina.

"Não vadeia, Clementina, fui feita p´ra vadia´!"


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sexta-feira, 28 de outubro de 2011

Oh Luiz!

Luiz de toutes les frontières,

écoute seulement ma prière!

Je suis Marie l'aimante du monde entier,

Marie qui ne vit que pour l'amitié,

Marie de France éxilée en Corse

parce qu'elle a pensé conjurer la mort:

celle des grandes villes et des pollutions,

des inimitiés et des trahisons;

ici elle s'exprime en toute liberté

comme l'ont fait avant elle ses aînés.

Aînés venus de Bretagne et Russie,

du Sénégal et Guadeloupe aussi.

Marie qui adore la poésie

a apprécié ce que tu lui dédies,

à partager avec ton adulée M Ange

Rassure-toi, je ne suis pas un ange!!!!


de Marie-France Soumare-Lorenzi

Castanhas portuguesas.

São cinzentas por dentro, marrom por fora
Sempre importadas, trazem-nos o Natal
Com as nozes, as avelãs e as frutas de cristal
Impõem-nos as tradiçóes do frio, de lá fora

Frutas secas vindas, maternais, de Portugal
Ameixas pretas, passas de figo e de tâmara
De uva, de damasco, de prata, como na Câmara
Servem para celebrar nossa ceia europeia de Natal

Nos palácios de Brasília, deputados corruptos
Colhem os louros em ouro de seus malfeitos
Roubam e fogem com valises de dinheiro, abruptos

Pegam os aviões, recheados de champanhe, eleitos
Porque prometaram às populações, de seus púlpitos
Panetones, perus e frutas cistalizadas, únicos feitos!

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quinta-feira, 27 de outubro de 2011

L´évolution d´une langue, un fait naturel, puisqu´il s´agit d´un organisme vivant..

François-Xavier Renucci:
Excusez-moi d'intervenir dans cette discussion passionnante. Je suis d'accord avec Luiz Fernando : les langues évoluent, sous l'effet de beaucoup de facteurs, parfois contradictoires. Il faut donc qu'il accepte le fait qu'il y a beaucoup de... facteurs qui la font évoluer, les usages, les situations, les habitudes, les convictions, les choix volontaires ou inconscients, chacun pouvant évoluer au cours de sa vie, etc. Et parmi ces facteurs d'évolution, il y a ceux de Marie-Paule, qui ont autant de légitimité, sinon plus, que ceux des usages officiels. Et qu'importe si de nombreux Corses prononcent le corse différemment des Italiens parlant italien ? C'est une évidence, ils sont francophones, contrairement aux Italiens, cela influe donc évidemment sur leur façon de parler le corse. Où est le problème ? Cela n'enlève rien à leur attachement pour le corse et à leur volonté de le parler ou de l'écrire ici ou là. Se cacher derrière un supposé fatalisme (c'est comme ça, les langues évoluent) pour privilégier un aspect de la réalité est non pertinent. Rien n'est vrai, tout est vivant, comme disait Edouard Glissant

Luiz Fernando Gaffrée Thompson:
Je suis tout à fait d´accord avec Renucci, c´est justement ce que j´allais écrire. Comme dit M. Renucci, les langues vivantes changent tous les jours, qu ón veuille ou pas et c´est normal que des francophes, comme Marie-Paule, et qui en plus ont, évidemment, un système fonateur adapté au français (ce n´est pas mon cas par rapport au français, parce que j´ai commencé à l´apprendre très jeune, donc le mien est adapté au portugais et au français). D´autre part quand on parle une langue étrangère couramment, quand il s´agit de noms propres on les adaptes à la langue qu´on est rain de parler, puisqu´il est pénible de tout arrêter pour passer á un autre systeme phonétique. Quand je parle portugais je prononce Rio de Janeiro á la brésilienne et quand je parle français je prononce le nom de ma ville à la française...c´est nomal. Une langue n´est pas une suite de normes! C´est un organisme vivant pour lequel on essaie de trouver des règles - qui sont basculées tous les jours - pour qu´on puisse avoir une langue standard, passe-partout, qui serve à être un véhicule de communication pour le plus grand nombre de personnes possible et pour qu´il soit possible aussi de l´expliquer, par exemple quand enseigne cet idiome. C´est parce qu´une langue est vivante et ne suis pas les règles figées qui lui sont imposées qu´il y a tellement d´exception dans TOUTES les langues

segunda-feira, 24 de outubro de 2011

Los Pulpos Extendidos

.Desangra la impiedad y aquellas instrucciones para la incompleta felicidad

las muecas nunca inofensivas y las monedas escandalizadas sobre la calle

mientras llueve pausadamente la desaparición de los moluscos

y alguien-como siempre sucede- escupe agujas sobre los poros

rumbo al corazón de la nieve cuyos bosques carecen de mortaja pluvial.

En la soledad de la sala, entre sillas uniformadas

se enciende el vino postrero de una mujer abismal

estatua incansable de patios con clavicordios en la mayor orfandad

Leo en el alboroto la sensación de los hombres cóncavos

el propósito hospitalario de la sed

mientras la siempre niebla oprime un brazo con puertas hacia los naufragios

y todo lo hablado es fantasmagórico insustancial.

Estoy en mi ciudad entre pozos, alcohol y autos viejos cuyas vendettas vacías

absortas

caen sobre mis piernas con animales dorados que juran amor

esa impaciencia recóndita ve como huyen ancianas secta de furia

mientras canta el milagro muy por encima de su voz.

En los ataúdes busco guitarras escribo escudos impropios

son serios pulpos extendidos sobre vientres en permanente espasmo

Reinicio siempre la marcha

todo desaparece

la escalera de laurel invade la alegría

gritos dentro de mí que por oficio tengo erratas.

Es fácilmente reconocible el mutismo desplazando sus llaves abiertas

caen candados sobre las cabezas empapadas y los restos de hiel sobre la noche

el destino se burla de mi fiesta de encaje

son los escarabajos

la basura existencial

el nudo tenebroso con su cáscara mísera

los que nunca son

los simplemente heridos de muerte

llevando palos de madera que se desperezan pariendo cabezas múltiples

vacías

ardientes.

Estoy irritada por la fría cicatriz de las mejillas infinitas

nadie conoce el ruido cabizbajo de los senos transparentes

los que desnudos caen sobre el pecho de otro

tambaleantes como peces.

En resumen

la gutural elástica miseria no redime a nadie

de sus largas estrías de ropa pesarosa

deslumbrante toque de lejanas campanadas mustias.

Nadie sabe amar

Imploro el cese del sangriento círculo quebrado

Llego a mi casa destruida pero desamarrada para siempre de la polvareda

nunca misteriosa.

Nadie escucha que grito mientras destruyo música

recostada a la piel de las palomas.


de Laura Inés Martínez Coronel



Encostado à harpa em forma de pomba que alça voo alcanço os céus de misérias nobres
chovo pecados e pecadilhos e roupa velha e lágrimas de sangue até encher a banheira de meu amor
ela transborda e vejo cisnes negros deslizar sobre o alpendre e na cozinha de madeirame castigado

pelos chegam a mim trazidos pela corretenza dos espermas despejados pelos militares de uma tropa aguerrida
escondo minha cabeça, porém eles vêm me acordar com coceira no nariz

desperto, vejo o manto rubro sobre mim e as luzes negras a acariciar meu rosto pálido.


de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon.