A minha vida imita a minha arte

Espero que gostem
das nossas imitações
colocadas em palavras
virgulando, reticenciando
Nossos mergulhos
Nessa loucura chamada
Pensamento

Luciana Gaffrée

terça-feira, 17 de janeiro de 2012

La Corse, colonie française ou partie intégrante d´une puissance colonisatrice, la France?

D´abord, je parle d´un supposé père vientmien et d´une supposée mère cherokee, parce que vous dénigrez la colonisation occidentale dans le monde sans savoir de quoi vous parlez, puisque vous êtes aussi occidental que n´importe quel autre peuple de l´Europe. Par contre vous parlez de ce que vous ne connaissez pas. Vous ne savez pas si les indiens cherokee ou les Indochinois ont tellement déploré la conlonisation européenne (moi, j´ai une vision particulière sur les colonisations!). Je ne suis pas un indien brésilien, mais parmi mes origines il en y a. Et l´acculturation se fait encore chez les tribus les plus éloígnées de l´Amazonie. Je ne parierai pas que ces indiens veulent rester dans le stage de leur vie de l´homme de la pierre polie à une espérance de vie de 40 ans, quand celle de la population bresilienne en général en est de 72. Ce qu´on voit c´est l´envie de s´intégrer. pour avoir accès au confort de la vie moderne. Apparemment ils exècrent des réserves où ils seraient condamnés à garder leur culture et leur langue, comme dans un disneyland authentique, en tant que des fossiles humains bons pour les touristes et les chercheurs éthnoloques. Je réoète que je "parie" mais, évidemment, je n´ose pas jurer pour une chose que je ne connais que superficiellement - je ne suis pas indien - en tout cas je le connais mieux que vous, qui vivez dans le confort proportionné para l´Etat français, à des milliers de kilomètres de ce qui n´est pas occidental. Ensuite, comme je ne peux pas parler au nom de tous les Brésiliens, indiens ou pas, vous n´avez pas le droit de parler au nom de tous les Corses - d´ailleurs c´est étonnant comme vous tous parlez au pluriel au nom d´un peuple entier. C´est très facile de culpabiliser autrui de ses propres faiblesses, les Corses ont fait des ravages dans les colonies françaises "parce qu´ils étaiet poussés par l`Etat français". Partout dans le monde colonial c´était comme ça, les plus pauvres étaient contraints á quitter leur pays pour partir ailleurs. Les Corses ne l´ont pas fait parce que la Frances les a chassés de leur terre pour servir de missionnaires culturels et économiuques dans les colonies fraichement dominées. Les Corses eux-mêmes se sont expatriés, parce que leur terre était (et est) pauvre, quoique actuellement il y ait le tourisme, que vous repoussez, pour ne pas dégénerer votre identité! Je comprends: vous voulez ce que les indiens brésiliens refusent; ètre des fossiles culturels, un paradis pour es chercheurs enthropoloques, comme moi d´ailleurs! Mais revenons à la diaspra corse, si c´était l´Etat français qui poussait l´expatrement, comment pourrait-on expliquer des descendants des Corses au Vénézuela, par exemple, voire au Brésil, d´ailleurs très fiers de leurs oriigines françaises (ou corses si vous voulez). C´est très facile de culpaliser les autres - la France- (ça c´est très français, il faut toujours avoir un coupaple qui n´est jamais soi-même), quand l´économie française va mal et le prestige de la France est en déclin. Et de ne parler qu´au nom d´une partie de la population corse, quand cette même population a fait des horreurs en Algérie, en Indochine ou où que ce soit dans l´Empire colonial français, et au nom de toute la poputation quand cela vous intéresse (si je me rappelle bien en 2 000 à peu près, il y a eu un référendum promu par Paris pour décider au sujet de l´indépendance de votre île et 98% de la population a dit "non" a votre détachement de la France). Par ailleurs, que je sache les seuls Français qui avaient l´habitude d´enlever les enfants des bras de leur mère indochinoise pour les faire élever en Europe, c´ètaient les Corses. Ces Corses même qui, parce que c´est de leur intérêt contitnuent à coloniser au nom de l´Etat et de la culture française, au sein des Alliances Françaises et/ou des corps diplomomatiques du monde entier ou en exerçant des postes prestigieux et de contrôles dans les DOM-TOM . Vous devez vous demandez de quel droit je me mêle de tout ça. Je le fait parce que c´est mon droit de réfléchir et tirer des conclusions et ensuite parce que c´est mon métier, Je suis professeur de langue, littérature et civilisation françaises, avec un DEA et un doctorat dédiés à la Corse, donc je me sconsidère un spécilaiste en Corse.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

segunda-feira, 16 de janeiro de 2012

La Corse, colonie ou puissance colonisatrice!

Les animaux ne cherchent pas à bouleverser l'ordre naturel des choses. Ils accomplissent sereinement leur destin. Les hommes, occidentaux particulièrement, ont cherché à dominer leurs semblables en allant coloniser des peuples qui vivaient ...en paix, au nom de la civilisation. Mais s'ils s'étaient contentés de ce que mère nature leur a donné, jamais ils n'auraient rencontré l'hostilité, et nous n'aurions pas besoin de leur rappeler notre identité...

Luiz Fernando Gaffrée Thompson:
Oui, vous avez tout á fait raison, Louis! Surtout que tu es bien placé pour le dire: fils d´un Vietnamien avec une indienne cherokee! Heureusement que tu n´es pas fils d´une Vietamienne avec un Corse, ces mauvais garnements qui avaient l´...habitude fâcheuse d´enlever les enfants qu´ils avaient eus avec les femmes locales, pour que ces petits soient élevés par leur famille corse...au nom de l´identité corse et de la nation française.Tu as tout a fait raison de défendre ton identité de non-occidental, contre ces Corses qui colonisent encore au nom de l´Etat Français et de la supéritorité des identités occidentales, par le moyen de fonctionnaires corses de l´Etat Françai...s, qui font la loi, en tant que magistrats envoyés par la métropole, à Point-à-Pitre ou à Papéété, ou qui enseignent les bons meurs européens (français, italiens ou corses, c´est le même truc!), en tant que diplomates fiers, aux bougres du Tiers-monde, depuis l´ ambassade française à Brasilia. D´ailleurs, je vois des Corses qui ont des postes de pouvoir à Paris, en Gascogne, en Martinique, en Gouadeloupe ou á Trifoulis-les-bains! Mais je n´ai jamais vus des Goudaloupéens ou des Martiniquais avoir des postes de prestige en aucoun de ces lieux, y compris en Gouadeloupe ou en Martinique.

domingo, 15 de janeiro de 2012

Carta aos meus filhos sobre os fuzilamentos de Goya/ Lettre á mes enfants sur les fusillades de Goya do poeta portuguès/du poète portugais J. de Sena

Estes fuzilamentos, este herosmo, este horror,
foi uma coisa, entre mil, acontecida em Espanha
há mais de um século e que por violenta e injusta
ofendeu o coração de um pintor chamado Goya,
que tinha um coração muito grande, cheio de fúria
e de amor. Mas isto nada é, meus filhos.
Apenas um episódio, um episódio breve,
nesta cadeia de que sois um elo (ou não sereis)
de ferro e de suor e sangue e algum sêmen
a caminho do mundo que vos sonho.
Acreditai que nenhum mundo, que nada nem ninguém
vale mais que uma vida ou a alegria de tê-la.
É isto o que mais importa – essa alegria.
Acreditai que a dignidade em que hão-de falar-vos tanto
não é senão essa alegria que vem
de estar-se vivo e sabendo que nenhuma vez
alguém está menos vivo ou sofre ou morre
para que um só de vós resista um pouco mais
à morte que é de todos e virá.

[…]
Confesso que
muitas vezes, pensando no horror de tantos séculos
de opressão e crueldade, hesito por momentos
e uma amargura me submerge inconsolável.
Serão ou não em vão? Mas, mesmo que o não sejam,
quem ressuscita esses milhões, quem restitui
não só a vida, mas tudo o que lhes foi tirado?
Nenhum Juízo Final, meus filhos, pode dar-lhes
aquele instante que não viveram, aquele objecto
que não fruíram, aquele gesto
de amor, que fariam “amanhã”.
E, por isso, o mesmo mundo que criemos
nos cumpre tê-lo com cuidado, como coisa
que não é nossa, que nos é cedida
para a guardamos respeitosamente
em memória do sangue que nos corre nas veias,
da nossa carne que foi outra, do amor que
outros não amaram porque lho roubaram.


Lettre à mes enfants sur les fusillades de Goya, du poète portugais Jorge de Sena. Traduction en français de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Ces fusillades, cet héroisme, cette horreur
a été une chose parmi mille autres, passée en Espagne
il y a plus d´un siècle parce que violente et injuste
a offensé le coeur d´un peintre appelé Goya,
qui avait un coeur très grand, plein de emporté
et plein d´amour. Mais cela, ce n´est rien, mes enfants..
Qu´un épisode, un épisode bref,
dans cette chaîne où vous êtes les chaînons (ou vous ne serez pas)
de fer et de sueur.et de sang et d´un peu de sperme
en chemin vers le monde dont je rêve pour vous.
Croyez qu´aucun monde, où rien ni personne
vaut plus qu´une vie ou la joie de l´avoir.
C´est cela qui importe le plus – cette gaité
Croyez que la dignité dont on vous ira tellement parler
n´est que cette allégresse qui vient
d´être vivant et sachant que jamais
quelqu´un est moins vivant ou souffre ou meurt
pour qu´un seul parmi vous résiste un peu plus
à la mort qui est à tous et viendra.

[...]
J´avoue que
souvent quand je pense à l´horreur de tant de siècles
d´oppression et de cruauté, j´hésite par moments
et une amertume m´engloutit inconsolable.
Seront-ils en vain ou non ? Mais, même s´ils ne le sont pas
qui fait ressuscister ces millions, qui restitue
non seulement la vie, mais tout ce que leur a été enlevé ?
Aucun instant qu´ils n´ont pas vécu, cet objet-là
dont ils n´ont pas joui,, ce geste
d´amour, qui feraient « demain » .
Et, pour cela, le même monde que nous créions
il nous,revient de le soigner, comme une chose
qui n´est pas á nous, qui nous est cédée
pour la garder avec respect,, comme une chose
en mémoire du sang qui coule dans nos veines
de notre chair qui a été une autre, de l´amour qui
d´autres n´ont pas aimé parce qu´on le leur a volé.

(1988a: 123/124)

Américas/Amériques

Patos voam no Hemisfério Norte cisnes voam no norte
do Hemisfério Norte
passam fronteiras sangram nas fronteiras
por serem daqui ou dacolá

Pássaros voam para o Hemisfério Sul
Peixes migram do sul do Hemisfério Sul para o Norte
pouco importa as fronteiras
...sangram do alto e no baixo

Se há fome ou guerra étnica

Pouco importa de onde vêm e para onde vão

Passáros cisnes patos e peixes se vão para o Ocidente
dos Hemisférios Sul ou Norte
onde não se lhes perguntam suas origens

pois, sangram uns dentro dos outros misturando o sangue de seus corpos de animais

do mundo

Num só mundo, único?


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson



En français:


Les canards volent dans l ´Hémisphère Nord, des cignes volent au nord de l´Hémisphère Nord
passent des frontières, saignent aux frontières
parce qu´ils sont d´ici ou d´ailleurs

Des oiseaux volent vers l´´Hémisphère Sud
Des poissons migrent du sud de l´Hémisphère Sud vers le Nord
peu importe les frontières
...saignent du haut et dans le bas

S´il y a famine ou guerre éthnique

Peu importe d´où ils viennent ou où ils vont

Les oiseaux cignes canards et les poissons s´en vont vers l Occident
des Hémisphères du Sud ou du Nord
où l´on ne leur demande pas leur origine

puisqu´ils saignent en mélangeant le sang de leur corps d´animaux

du monde

Dans un seul monde unique?


Versão para o francês do autor/ version pour le français de l´auteur
Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Escalera inanimada

Delatar lo impropagable



el latido cálido de lágrimas



los emisarios amargos de palabras



tejiendo seda de arañas para ocultar el aire



Hay sitios mayúsculos de muerte



paisajes de nunca visitarles



el estremecimiento tardío de los huracanes viscerales



Allí donde nunca bebimos olvido sube la escalera inanimada



de la sangre.



Sube despiadada



grita



mueve pueblos vacíos, aeropuertos distantes



cadenas en los dias en que uno envejece tristemente



apagando los relojes con espuma de sal desordenada



Nadie toca la puerta.



Se cierran los rincones con lluvia equivocada.



La ceniza de los ojos del pan



el almuerzo a las seis de la tarde



los pasos sobre las miradas que huyen



las manos que no tendemos a nadie.



Ven a ver los círculos de la magia, la noche sin sueño, las cucarachas



Los vientres ácidos pierden ojos en el túnel



Me sumergo en escombros



ya pasarás un día por las telarañas de seda , ten presente



el fulgor de collar imantado sobre los museos



los fusiles igual que las guitarras



explotan en el bosque fríos e inaccesibles



en el oro salvaje de una noche olvidada.



No digo casi nada.



Todos los nombres crecen de un destrozo de calles



donde alguien ama los fantasmas de las bestias



con una prolijidad incomparable.



Estoy sola.



Me miran morir las viejas estatuas con ojos violentos



apagados



y leo una carta interminable de catástrofes



mientras estallan hogueras en los muñones de mis



dedos y escribo con los restos de las frutas que me nacen



de Laura Inés Martínez Coronel

sábado, 14 de janeiro de 2012

Livro/Livre VI, da poeta (poetisa) portuguesa/ de la poète (poétesse) portuguesa/portugaise Sophia Andresen

As pessoas sensíveis
As pessoas sensíveis não são capazes
De matar galinhas
Porém são capazes
De comer galinhas

O dinheiro cheira a pobre e cheira
À roupa do seu corpo
Aquela roupa
Que depois da chuva secou sobre o corpo
Porque não tinham outra
O dinheiro cheira a pobre e cheira
A roupa
Que depois do suor não foi lavada
Porque não tinham outra

"Ganharás o pão com o suor do teu rosto"
Assim nos foi imposto
E não:
"Com o suor dos outros ganharás o pão."

Ó vendilhões do templo
Ó constructores
Das grandes estátuas balofas e pesadas
Ó cheios de devoção e de proveito


Perdoai-lhes Senhor
Porque eles sabem o que fazem.




Les gens sensibles

Les gens sensibles ne peuvent pas
Tuer des poulets
Mais ils peuvent quand même
Manger du poulet

L´argent pue les pauvres et pue
Les habits de leur corps
Ces habits-là
Qui après la pluie a séché sur leur corps
Parce qu´ils n´avaient pas d´autres
L´argent pue la pauvreté et pue
Les habits
Qui après la sueur n´ont été lavés
Parce qu´ils n´en avaient pas d´autres

“Avec la sueur de ton front tu gagneras ton pain”
Ceci nous a été imposé
Et pas:
Avec la sueur des autres tu gagneras ton pain

Oh marchands du temple
Oh bâtisseurs
De grandes statues gonflées et Lourdes
Oh pleins de dévotion et de profit

Pardonnez-les Seigneur
Parce qu´ils savent ce qu´ils font

Traduction pour le français de
Luiz Fernando Gaffrée Thomspson
(Livro sexto)

Mar Novo II/Mer Nouvelle II, da poeta (poetisa) portuguesa/de la poète (poétesse) portugaise Sophia Andresen

Porque os outros se mascaram mas tu não
Porque os outros usam a virtude
Para comprar o que não tem perdão.
Porque os outros têm medo mas tu não.
Porque os outros são os túmulos caiados
Onde germina calada a podridão.
Porque os outros se calam mas tu não.
Porque os outros se compram e se vendem
E os seus gestos dão sempre dividendo.
Porque os outros são hábeis mas tu não.
Porque os outros vão à sombra dos abrigos
E tu vais de mãos dadas com os perigos.
Porque os outros calculam mas tu não.


Pourquoi les autres se masquent mais pas toi
Pourquoi les autres utilisent la vertu
Pour acheter ce qui n´a pas d´excuse
Pourquoi les autres ont peur mais pas toi
Pourquoi les autres sont les tombeaux blanchis à la chaux
Oú germe silencieuse la pourriture
Pourquoi les autres se taisent mais pas toi
Pourquoi les autres s´achètent et se vendent
Et leurs gestes donnent toujours des dividendes
Pourquoi les autres sont habiles mais pas toi
Pourquoi les autres vont à l´ombre des abris
Et tu vas main dans la main avec les dangers
Pourquoi les autres calculent mais pas toi.

Poème de la poète portugaise Sophia Andersen, traduit
pour le français par Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Mar Novo/ Mer Nouvelle da poetisa (ou poeta) /de la poétesse ou (poète) portuguesa/portugaise Sophia Andersen.

Este é o tempo
Este é o tempo
Da selva mais obscura

Até o ar azul se tornou grades
E a luz do sol se tornou impura

Esta é a noite
Densa de chacais
Pesada de amargura

Este é o tempo em que os homens renunciam.


in Mar Novo (1958)
Celui-ci c´est le temps

Celui-ci c´est le temps
De la jungle plus sombre

Même l´air bleu est devenu des grilles
Et la lumière du soleil est devenue impure

Celle-ci c´est la nuit
Dense de chacals
Lourde d´amertume

Celui-ci c´est le temps où les hommes renoncent
Traduction en français de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Extraído de um dos prefácios do poeta portuguès/ Tiré d´un des préfaces du poète portugais Jorge de Sena.

[…] Nenhuma liberdade estará jamais segura, em qualquer parte, enquanto uma igreja, um partido, ou um grupo de cidadãos hiper-sensíveis, possa ter o direito de governar a vida privada de alguém. Do mesmo modo, não devemos nunca pactuar com a ideia de que qualquer reforma vale o preço de uma vida humana. Mais do que nunca, num mundo onde as vidas humanas se tornaram tão baratas que podem ser gastas por milhões, aos escritores cumpre resistir. (1988, p. 21)



[...] Aucune liberté ne sera jamais assurée, nulle part, tandis qu´ne église, un parti politique ou un groupe de citoyens hiper-sensibles puissent avoir le dorit de gouverner la vie privée d´autrui. Ainsi, on de doit jamais accepter l´idée, selon laquelle, une quelconque réforme vaut le prix d´une vie humaine. Plus que jamais, dans un monde où les vies humaines sont devenues si bon marché qu´elles peuvent être dépensées par des millions, aux écrivains il revient de résister.

Traduction en français de Luiz Fernando ;Gaffrée Thompson

Texte extraído do prefácio de Poesia I, do poeta protuguês Jorge de Sena/Extrait du préface de Poésie I, du poète portugais Jorge de Sena.

Como um processo testemunhal sempre entendi a poesia cuja melhor arte consistirá em dar expressão ao que o mundo (o dentro e o fora) nos vai revelando, não apenas de outros mundos simultânea e idealmente possíveis, mas principalmente, de outros que a nossa vontade de dignidade humana deseja convocar a que o sejam de facto. Testemunhar do que, em nós e através de nós, se transforma, e por isso ser capaz de compreender tudo, de reconhecer a função positiva ou negativa (mas função) de tudo, e de sofrer na consciência ou nos afectos tudo, recusando ao mesmo tempo as disciplinas em que outros serão mais eficientes, os convívios em que alguns serão mais pródigos, ou o isolamento de que muitos serão mais ciosos – eis o que foi, e é, para mim, a poesia. (1988: 25-26



Comme dans un processus de témoignage, j´ai toujours ainsi compris la poésie : le meilleur art y consistera à donner de l´expression à ce que le monde (le dedans et le dehors) nous révèle au fur et à mesure, non seulement d´autres mondes simultanément et idéalement possibles, mais surtout, d´autres encore que notre volonté de diginité humaine souhaite convoquer pour qu´ils existent effectivement. Témoigner ce qu´en nous et par notre intermédiaire se transforme et, pour cela, être capable de comprendre tout, de reconnaître la fonction positive ou négative (mais la fonction) de tout, et de souffrir dans la conscience ou dans les affections tout, en refusant les disciplines oú d´autres seront plus efficaces ; les expériences de vie où d´autres seront plus généreux, ou l´isolement dont beaucoup seront plus consciencieux – voilà ce qui a été pour moi la poésie.

Traduction en français de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Relação entre poesia e vida/ Relation entre poésie et vie, do poeta portuguès/du poète portugais Jorge de Sena

Toda a poesia, grande ou pequena, maior ou menor, é (ou não será) uma crítica da vida, uma meditação sobre o estar no mundo, uma súbita visão profunda de insuspeitadas correlações entre nós e as coisas, entre nós e nós mesmos. Mas é também a capacidade de dar uma estrutura e um sentido ao próprio acto de viver, e ao problema de conhecer e de pensar, e à História como continuidade humana. (Op.cit., p. 106).



Toute la poésie, grande ou petite, mineur ou majeur, est (ou ne sera pas) une critique de la vie, une méditation sur le fait d´être dans le monde, une soudaine vision profonde d´insoupçonnées corrélations entre nous et les choses, entre nous et nous-mêmes. Mais c´est aussi la capacité de donner une structure et un sens à l´acte même de vivre, et au problème de connaìtre et de penser, et à l´Histoire comme une continuité humaine.

Traduction en français de Luiz Fernando Gaffrée Thompson,

O conceito de escrita/Le concept d´écriture, de Rancière

O conceito de escrita é político porque é o conceito de um ato sujeito a um desdobramento e a uma disjunção essenciais. Escrever é o ato que, aparentemente, não pode ser realizado sem significar, ao mesmo tempo, aquilo que realiza: uma relação da mão que traça linhas ou signos com o corpo que ela prolonga; desse corpo com a alma que o anima e com os outros corpos com os quais ele forma uma comunidade; dessa comunidade com a sua própria alma. […] o ato de escrever é uma maneira de ocupar o sensível e de dar sentido a essa ocupação. Não é porque a escrita é o instrumento do poder ou a via real do saber, em primeiro lugar, que ela é coisa política. Ela é coisa política porque seu gesto pertence à constituição estética da comunidade e se presta, acima de tudo, a alegorizar essa constituição. (RANCIÈRE, 1995, p.7)



Le concept d´écriture est politique, parce que c´est le concept d´un acte passible d´un dédoublement et d´une disjonction essenciels. Ecrire est l´acte qui, apparemment, ne peut pas être réalisé sans signifier, en même temps, ce qu´il réalise : une relation de la main qui trace les lignes avec le corps qu´elle prolonge, de ce corps avec l´âme qui l´anime et avec les autres corps avec lesquels elle forme une communauté ; de cette communauté avec son âme. [...] l´acte d´écrire est une manière d´occuper le sensible et de donner du sens á cette occupation. Ce n´est pas parce que l´ecriture est l´instrument du pouvoir ou la voie royale du savoir, avant tout, qu´elle est politique. Elle est une chose politique parce que son geste appartient à la constitution esthétique de la communauté et sert surtout à alégoriser cette constitution.

Traduction en français - à partir de la traduction en langue portugaise – de
Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

quinta-feira, 12 de janeiro de 2012

Questions se rapportant au texte Les Femmes dans les pays latins.

1. Pourquoi Dominique Folsheid parle de tragédie moderne, c´est-à-dire, d´une affaire du destin?

2. Comment interprétez-vous que cette histoire de pouvoir et sexe aurait été beaucoup plus scandaleuse si elle s´était déroulée à Paris?

3. D´après le texte, quelles caractéristiques des protagonistes de cette affaire auraient produit le scandale?

4. Expliquer le terme "sidération", selon ce que vous comprenez du texte.

5. Quelle est la différence entre les pays anglo-germaniques et les pays latins en ce qui concerne la vie privée et la vie publique, selon le texte? Etes-vous d´accord avec cette théorie?

6. Dans les pays latins, le succès sexuel masculin peut être vu comme une caractérisque qui aide le leader à garantir sa place?

7. Selon l´auteur, quelle est la manière la plus adéquate de juger les hommes au pouvoir, la latine ou l´anglo-germanique?

8. Comment le christianisme voit l´être humain par rapport au divin (regarder le texte)?

9. Est-ce que le dieu chrétien accepte bien le culte de la personnalité?, Expliquez quel est l´avis de Dominique Folsheid?

10. Selon vous, comment cette sexualité ardente des hommes au pouvoir, bien considérée dans les pays latins, apparaissent "au féminin", quand il s´agit de femmes latines au pouvoir, comme notre présidente ou celle de l´Argentine?

segunda-feira, 9 de janeiro de 2012

PRE-positions DE-racinées.

DELICATESSE Silencieuse et SOMNANBULE
PIEDS NUS Piétinent sur la GARIGUE
DE LA MORT Subtilement SENTIE
(MAUVAIS SORT) Misère
Mireille MEDISANTE

SURVIE Ensuite A
ENSEVELI le Désir DE
LARBIN Disponible POUR
SACRILEGE Gaspillé A

de Lucianna Gaffrée traduit pour le français
par Luiz Fernando Gaffrée Thompson

DESIR Sortilège

Entre otras cosas

Perdido, entre as naus de Fernando e Isabel
Invadido por escritos de Lorca e Borges
Assisto a filmes de Saura com Bernal
Nado para as costas do Pacífico do Sul
Perco o oxigênio nos picos dos Andes
... E prendo a respiração diante das obras de Dalí e de Gaudí

Todavia, Fernando e Isabel levam-me à Bahia
Lorca e Borges recitam-me Camões e Pessoa
Saura trabalha com Gláuber e Bernal com Gal
Chego às praias do Chile e atravesso os Andes
Antes de chegar ao Rio, passo pelo Rio da Prata
E, aqui, idolatro Niemeyer, Pelé e Carmem, brasileira de Portugal

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quinta-feira, 5 de janeiro de 2012

Pré-Posições Des(a)tinadas (de Luciana Gaffrée)

Delicadeza Silenciosa e Sonâmbula
Descalça Sapateia no Sertão
Da Morte Sutilmente Sentida
(Desdicha) Miséria
Severina Sorrateira

Sobrevida Depois de
Soterrado o Desejo a 
Serviçal Disponível para
Sacrilégio Despertiçado em 

de Luciana Gaffrée



Despejo Sortilégio... 

terça-feira, 3 de janeiro de 2012

O que restou do Império Colonial Francês.

Para os meus alunos/pour mes élèves, lista/liste das colônias francesas ainda existentes/des colonies françaises existant encore, chamadas de/appelées de: Departamentos de Ultramar/Départements d´Outre-Mer, Territórios de Utramar/Territoires d´Outre-Mer, Coletividades Territoriais: Guiana Francesa/Guyanne, Guadalupe/Guadeloupe, Martinica/Martinique: América do Sul e Antilhas/Amérique du Sud et Antilles; Córsega/Corse: Europa/Europe; Saint-Pierre et Miquelon: América do Norte/Amérique du Nord; Reunião/Réunion: África/Afrique; Nova Caledônia/Nouvelle Calédonie, Taiti/Tahiti: Oceania/Océanie

sábado, 31 de dezembro de 2011

Lobos callando/Lobos calando-se

Nada agita el incendio de la música salvo tus dedos



espera médula azul



espera tierra indócil



espera fósil de luna



espera, espera



estambre de reloj excesivo pozo.



Yo en mí soy pulpo con lágrimas tentáculo de puentes



glóbulo cruento, espada invertebrada, candado en la sombra



ábreme



Después están las manos amputando bosques



calle de mirarte desterrado insomne



párpados en el aire



mar en monosílabos



luz de tigres implacables



Yo en tí



no sobrevivo.



Anoche ví el tesoro confuso crecerse



el poderío de quien recién despierta de un suplicio desnudo



con toda la cara empapada de sangre



y busca entre los jirones de sueño



algun vegetal volador, un animal zigzagueante



la belleza en los volcanes oscuros



en los cuellos arropados por ritos universales



Todo el año he sentido frío



severa e implacable



agasajada por bailarinas descalzas de nieve



apenas lloviendo en hojarascas



Todo el año he visitado catedrales abandonadas



para ponerme de rodillas ante un cráneo informe, desconocido



temblando



la sinrazón aparente de toda cicatriz



lavando copas rebosantes de miel



lobos callando.



Todo el año me supe desplegado relámpago



habité mediodias



me consumí frutal



redactando el viaje indiferente de las cosas



Eso soy.



Un monologo de espantos.


de Laura Inés Martínez Coronel


Os tigres volteiam como borboletas estranhas, sarapintadas de traços negros e caramelo
as borboletas avançam, ferozes e famintas de sangue e, como pássaros de Hitchcock investem
lobos sonsos e fingindo serem mansos oferecem mel em caçamba...s de caminhões

eu, guloso, como os tigres alados
trepo com as borboletas em atos sado-masoquistas
mato os lobos de indisgestão de tanto mel enfiado por suas guelas abaixo!


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sexta-feira, 30 de dezembro de 2011

Lugar

A la vera del Sí



hay un desierto

de adjetivos



donde el tiempo es ritmo



savia de los ojos



modo de escuchar



el aliento



con la punta de los dedos.



Alejandra Alma







de adjetivos de modo y tiempos sentidos

de eso se trata.....

tomados "con la punta de los dedos" porque son frágiles y distantes ..

con las manos generosamente abiertas porque son resistentes y cercanos ..



Vivian Rabinovich







Os adjetivos são melhores que os substantivos!

Moldam-se ao sujeito, são plurais...ou singulares! femininos ou...masculinos! Ah e podem vir antes...ou depois, pois dependem do gosto ou da necessidade do enunciador! Dão qualidades ou protegem da maldade!!!

Mas os substantivos, são tão estanques!!!



de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon.







Aliento sin adjetivo /

con tiempo rítmico /

solo para presenciar... /

caricias del suave roce, /

y un látido en el medio del alma.



Cris Gimenez







en la memoria

del horizontel liquido

alli, donde la cronica y la sabia

se amarran en el pecho



... alli,donde el modo equivoco

suda desiertos

hallo en tus ojos el abrigo



tiritando entre cristales...



Marcelo Belingieri

quarta-feira, 28 de dezembro de 2011

Poema Sinleté/ ("Poème Sinleté"), do poeta português/ du poète portugais Manoel de Freitas

Não vale a pena empurrar o discurso
até aos nulos e fulgurantes
limites da linguagem. Não vale a pena
nomear o vazio com palavras mais estéreis ainda.
Que pereça sozinho este mundo onde
por descuido regressámos a um corpo
e lhe ensinámos a ruína, os vários
rostos da morte.
[...]
Tudo existe mas nada é real,
nem sequer o vazio. Digamos adeus
à alma que se nos nega
como uma salsicha sem lata,
deixando o poema esquecido
a um canto de si, liquefeito e atroz.

De nosso só temos a morte,
o que não vale a pena sabermos


Ça ne vaut pas la peine de pousser le discours
jusqu´aux nulles et flamboyantes
limites du langage. Ça ne vaut pas la peine de
nommer le vide avec des mots plus stériles encore.
Qu´il périsse tout seul ce monde où
par mégarde on revient à un corps
et où on lui enseigne la ruine, tous
les visages de la mort.
[...]
tout existe mais rien n´est réel,
même pas vide. Disons adieu
à l´âme qui nous évite
comme à une saucisse sans boîte,
laissons le poème oublié
dans son coin à lui, liquéfié et atroce.

A nous, il ne reste que la mort,
ce qu´il vaut de pas savoir

Tradução para o francês/ Traduction en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Centro Comercial ("Centre Comercial"), do poeta português/ du poète portugais de Manoel de Freitas

Agora a morte é diferente,
facilitaram-nos o desespero, a angústia
tem já ar condicionado. Em vez
dos bancos de jardim, por certo demasiado
rudes, temos enfim lugares amplos
onde apodrecer a miséria simples do corpo.

Que incalculável felicidade a de percorrer
galerias de nada tresandando a limpeza
e segurança. Aí se abandonam jovens
rebanhos sentados sorrindo ao
vazio palpável, ou ferozmente no meio
dele. Revezam-se – mas quase diríamos
que os mesmos ainda, exaustos
de contentamento. Demos pois as boas – vindas a
esses
heróis do betão consagrado. Só eles nos fazem
acreditar no advento do romantismo cibernético.

É doce a merda que nos sepulta
e o cancro que um dia destes nos matará
há-se de ser muito limpo, quase ecológico.


Maintenant, la mort est différente,
on nous a facilité le désespoir, l´angoisse
il y a déjà la clime. Au lieu
des bancs de jardin, évidemment trop
rudes, on a enfin de vastes endroits
où faire pourir la msère simple du corps

Quel bonheur que de parcourir,
des galleries de rien puant la propreté
et la sécurité. On y abandonne de jeunes
toupeaux assis souriant dans le
vide touchable, ou férocement dans
son milieu. Ils se relaient - mais nous dirions presque
que c´est les mêmes, épuisés
de satisfaction. Nous avons souhaité, donc la bien - venue à
ces
héros du béton consacré. Rien qu´eux nous font
croire à l´avènement du romantique cybernétique.

Elle est douce la merde qui nous ensevelit
et le cancre qu´un jour nous tuera
il faut être très propre, presque écologique.

Tradução para o francês/ Traduction en trançais de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Montras/ Vitrines, do poeta português/ du poète portugais Carlos Bessa.

Folheiam o jornal e nada acontece,
o cabelo dele continua preto, o dela,
louro alvo, pintado, com nuances.
A cerveja, de horas, está morta, azeda.
Juntos reparam nas saídas e entradas,
com um olhar que se torna insistente
se entra alguém que é, pela aparência,
urbano. […]
[…] Há gestos que são tudo, tréguas,
desejos, perguntas. Por isso fala do
novo apartamento. Ela sublinha,
vagarosa, o número da porta e
o nome da rua. Momentos depois, o
do andar. Um telemóvel começa a
tocar e impressiona o excesso
de solidão com que todos se sentem
o centro das atenções. A loura abre
ostensivamente o jornal na página
dos anúncios. Sabe que quando o jogo
chegar ao fim regressarão as montras,
a procura desenfreada, o mesmo
vazio de sempre


On jette un coup d´oeil sur le journal et rien n´arrive,
ses cheveux sont toujours noirs, les siens,
blonds platinés, teints, avec des mèches.
La bière, ça fait des heures, est morte, amère.
Ensemble ils font attention aux entrées et aux sorties,
avec un regard qui devient insistant
si quelqu´un entre qui est, par l´apparence
urbain. [...]
[...] Il y a des gestes qui sont tout, des trèves,
des envies, des questions. Pour ça elle parle du
nouvel appartement. Elle souligne,
lente, le numéro de la porte et
le nom de la rue. Quelques instants après,
celui de l´étage. Un portable se met à
sonner et impressionne le trop
de solitude avec laquelle tous se sentent
le centre des attentions. La blonde ouvre
ostensiblement le journal à la page
des petites annonces. Elle sait que quand le jeu
sera fini, ils reviendront aux vitrines
à la recherche effenée, le même vide de toujours

Versão para o francês/ Version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

China Doll, de Rui Pires Cabral

Eu ia na passadeira com um propósito mas

a gravata de um homem atirou-me para o coração
do abismo. Uma insuspeitada gravata de seda
com pintas discretas, o catalizador

da vertigem. Aquilo que o vento levantava
na avenida era uma espécie
de música, um barulho de sinos remoto

e descompassado, viam-se algumas flores
a entrar na boca do esgoto como se fosse ali
a casa delas. E sem deixar eco qualquer coisa ruía

nas fachadas, o próprio oxigénio era nesse instante
como uma língua estrangeira. Eu sentia na garganta os tambores
do sangue e os prédios enfadonhos pulsavam
na taquicardia, caíam em desamparo

para a cova do meu peito. Do outro lado da rua
um sinal de trânsito foi a minha âncora.


J´allais sur le tapis avec un but mais

la cravate d´un homme m´a jeté vers le coeur
de l´abîme. Une insoupçonnée cravate de soie
aux pois discrets, le catalisateur

du vertige. Ce que le vent poussait
dans l´avenue était une espèce
de musique, un bruit de cloche lointain

et déréglé, on voyait queques fleurs
qui entraient dans la bouche des égouts comme si c´était là
leur maison. Et sans laisser d´écho quelque chose s´écroulait

sur les façades, même l´oxigène était en ce moment
comme une langue étrangére. Je sentais à la gorge des tambours
du sang et les immeubles ennuyeux battaient
leur tachycardie, ils tombaient en abandon

vers le caveau de ma poitrine. De l´autre côté de la rue
un feu rouge a été mon ancre.

Tradução para o francês/ traduction en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson

p.24. de Rui Pires Cabral

Uma casa foi inventada para sustentar o espaço
sobre aquela praça, obrigava aos caminhos que tomavas,
trazia a claridade em todas as hastes. Por quem esperavas
se a paisagem estava vazia?
[…]
[…] Tu contavas quantos obstáculos os dias traziam
à terra, eram pequenas armadilhas para os teus movimentos.
E desde o primeiro, todos os corpos ganharam a sua distância
como barcos a que não podias dar sentido.

Une maison a été inventée pour soutenir l´espace
sur cette place-là, elle obligeait aux chemins que tu prenais,
elle apportait la clarté sur toutes les tiges. Qui attendais-tu
si le paysage était vide?
[...]
[...] Tu comptais combien d´obstacles les journées apportaient
à la terre, c´étaient de petits pièges pour tes mouvements.
Et depuis le premier, tous les corps ont gagné ta distance
comme des bateaux auxquels tu ne pouvais pas donner de sens.

Tradução para o francês/ traduction en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Fora do Lugar/Déplacé, do/du poeta/poète português/portugais Rui Pires Cabral.

A dor é uma desordem inimiga
das palavras com o silêncio todo fora
do lugar. Saberemos tomar um caminho
por essa floresta escura? Poderemos
sequer recuperar a pequena bússola partida,
a caneta e o papel, as nossas certezas
de trazer no bolso?

Não nos avisaram contra o medo,
não nos disseram que pode chegar
a qualquer hora, deslealmente,
enquanto o sol dorme na paisagem e as ervas
se levantam para receber o Verão. E agora
que nos perdemos quase, sem mapa ou sentido
que nos sirva, o nosso único guia é o amor
dos que nos esperam numa sala branca
onde o chão nos falta e não há estações


La douleur est un désordre ennemi
des mots avec le silence tout en
dehors. On saura prendre un chemin
par cette forêt sombre? On ne pourra
même pas récupérer la petite boussole brisée,
le stylo et le papier, nos certitudes
d´en apporter dans la poche?

On ne nous a pas averti contre la peur,
on ne nous a pas dit qu´elle peut arriver
à n´importe quelle heure, déloyalement,
pendant que le soleil dort dans le paysage et les herbes
se lèvent pour recevoir l´Eté. Et maintenant
qu´on s´est égaré presque, sans carte ou sens
qui nous serve, notre dernier guide est l´amour
de ceux qui nous attendent dans une salle blanche
où le sol ne nous échappe pas et où il n´y a pas de gare

Tradução para o francês/ traduction en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

terça-feira, 20 de dezembro de 2011

Street lights (Trem da hora) (de Luciana Gaffrée)

Vivendo qualquermente
A garota solitária
Pega um qualquer trem
meianoitemente

Meianoitemente atrasado
O garoto ocupado
Perdeu um qualquermente
Trem da hora 

Calças justas
Janelas embaçadas
Olhos abertíssimos
Sonhavamente

Estranhos 
Estranhamente
Extrañan
Nossas
Mentes

Ela a garota procura 
Na noite escura
Ele o garoto descuida
Nas Luzes da rua

(She) se esconde na noite
(He) acha emoções
(Ele) street lights 
(Ela) shadows

Não pegaram o mesmo trem
Duramente trabalhando 
Caminhos rolam
Dadaísticamente

"Some will win, some will lose
Some were born to sing the blues"

Filmes de amor clássicos
Necessariamente
Nunca acabam

Bem.. Bem.. Bem...

Oh... Oh... Oh...

de Luciana Gaffrée



Train... Train... Train...

Journey -  Dont Stop believing
http://www.youtube.com/watch?v=eq5eF0DIZfU&feature=context&context=G22df44cRVAAAAAAAAAA


sábado, 17 de dezembro de 2011

Um Coração Marinho (Un Coeur Marin) do poeta português/du poète portugais João Fernandes Macedo Jorge

Vivemos sobre a terra. Apresento-te
a nossa casa, os nomes que damos às coisas,
as honras que nos são destinadas,
este corpo de sangue e nervos.

Sobre ele que julgamos vivo
dizes minha razão. A da vida
e a de outras coisas que se percebem.

Os barcos retomam lentos seu lugar
em volta de um coração marinho.
Como se morre aqui


On vit sur la terre. Je me présente
notre maison, le nom qu´on donne aux choses,
les honneurs qui nous sont destinés,
ce sang de corps et de nerfs.

Sur lui qu´on juge vivant
tu dis ma raison. Celle de la vie
et celle des autres choses qu´on apperçoit.

Les bâteaux reviennent lents à leur place
autour d´un coeur marin.
Comment meurt-on ici?


Tradução para o francês/traduction en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

quinta-feira, 15 de dezembro de 2011

Caracol Emergente.

El dolor inacabable gutural frío de máscaras



he salido con los ojos manantial sangriento de la gata



ella padece ajena el dolor matinal de la hojarasca



salvajemente desnuda, muro de barro perdido



al descuido del volcán y las palabras.



He quedado donde la llama enceguecida



desterrada de la sustancia inanimada de la lámina



tenía lamentos detenidos entre orugas



el vientre desatado y las entrañas amargas



mientras llovía sobre la mañana



Imploré de la catástrofe su navío descalzo



navegante de espuma, trigo arrecife en estrecha enramada



bronce de bruces y calor incesante



Imploré por la herida tropical del veneno



mientras caian manos desprendidas del aire.



El mundo dispararon contra mí



la confusa carretera enmarañada



la orfandad peligrosa con sus copas delgadas



el escombro metálico de los hombres rasgados.



Me detuve y ardían los cerezos abiertos



una mujer temblaba.



Multiplicaban sombras entre cántaros de piel



araban desafiantes esqueletos y espinas



nadie daba la frente resbalosa y sembrada



para ser los recuerdos mas vivos de la trama.



Cedí el paso al caracol emergente, estupefacto



el sótano desaparecía con los niños apurados



estaba la habitación con tigres iluminados



precipitando luna sobre cartones manzana.



Llueve



pero nadie ha dicho nada.



de Laura Inés Martínez Coronel


Do caracol emergem jatos de sangue luminosos como fogos de artifício

seguindo à risca os lampejos das cavidades arredondadas

do casulo de pedra da lesma


semre igual a ela mesma


tranquila!


de Luiz Feranando Gaffrée Thompson

sábado, 10 de dezembro de 2011

Napoléon lll et l´Amérique Latine

Napoleão III aproveitou-se deste termo criado por um chileno para fundar a ideia de uma panlatinidade, onde a França, país latino e católico por excelência, pudesse ter maior proximidade et consequente influência sobre os países latinos/católicos das Amérias.

Le concept d’une Amérique catholique et latine s’opposant à une Amérique anglo-saxonne et protestante a été repris par l’entourage de Napoléon III[3]. En 1861, c’est au nom de la défense de ces pays « latins », considérés comme culturellement proche de la France, que l’empereur envoie une expédition au Mexique[5] dans un contexte de panlatinisme[6].

Le développement de l'expression « Amérique latine » est donc lié aux visées coloniales de Napoléon III dans cette région, aux alentours de 1860, lors de l'aventure mexicaine. C'est le Français Michel Chevalier qui mit alors en avant un concept de « panlatinité » destiné à promouvoir les ambitions françaises en opposant les régions de langue latine (espagnol, portugais, et français) dans les Amériques, aux régions de langue anglaise.

sexta-feira, 9 de dezembro de 2011

Les femmes dans les pays latins.

Affaire DSK : « Dans les pays latins, le pouvoir politique va de pair avec la domination des femmes »
famillechretienne.fr
20/05/2011
Par Benjamin Coste
11 commentaires
Alors que Dominique Strauss-Kahn, mis en examen le 19 mai par la justice américaine, a été remis en liberté sous haute surveillance dans l’attente de son procès, Dominique Folscheid, professeur de philosophie à l’université Paris-Est, livre son analyse sur cette affaire. Auteur de Sexe mécanique, la crise de la sexualité contemporaine, il revient sur l’émoi planétaire qu’a suscité l’emprisonnement du patron du FMI.


© LUDOVIC - REA

Sommaire
DSK, embryon : toutes les transgressions…
Le dessin d’Ixène : le festival de Strauss-Kahn
Des cantonales à la présidentielle, remettre la laïcité à l’endroit
Collectif féministe contre le viol
Sexe mécanique – La crise contemporaine de la sexualité
L’impact de l’affaire DSK : retour au réel ?
« L’affaire DSK a réveillé notre inconscient collectif malade »
Sur le même sujet
Le dessin d’Ixène : le festival de Strauss-Kahn
Le dessin d’Ixène : Obama lance l’après Ben Laden
DSK, embryon : toutes les transgressions…
Violences conjugales : accepter d'être accompagné
Mots clés
justicepersonnages politiquesviolenceÉtats-UnispolitiquefemmeadultèreEn tant que philosophe, comment avez-vous réagi à l’annonce des accusations qui pèsent sur Dominique Strauss-Kahn ?

Je me suis dit que nous assistions à une tragédie de l’époque moderne. Une affaire de destin, accompagnée d’une série de hasards qui frappent en plein vol – et juste avant son envol – un homme porté au pinacle, en route pour, au vu des sondages, un couronnement en France.

D’un instant à l’autre, Dominique Strauss-Kahn s’est retrouvé extirpé de son avion, envoyé dans un cul de basse-fosse, troquant la Porsche pour une voiture de police et son costume de patron du FMI pour la tenue bleue réglementaire de prisonnier américain. Le contexte mêlant pouvoir et sexe m’a fait penser au poème de Shakespeare Le Viol de Lucrèce.

C'est aussi une tragédie pour la présumée victime qui, d’après ce que l’on sait, se trouvait là par hasard.

Si les faits s’étaient produits en France, cette histoire aurait certainement pris un tour encore plus dramatique. J’imagine les réactions si un homme politique français avait commis les mêmes actes dans un hôtel parisien… Imaginez, un homme de gauche, candidat du Parti socialiste, s’en prenant à une immigrée, noire, veuve, mère célibataire, musulmane…

Est-ce que le philosophe que vous êtes comprend cette sidération du grand public devant ce qui est reproché à Dominique Strauss-Kahn ?

Le terme de sidération, que l’on a beaucoup entendu et qui exprime une surprise que l’on ne peut mettre en mots, évoque une nouvelle fois la tragédie, puisque l’étymologie latine renvoie aux astres qui décident des destinées.

Nous voilà face à un personnage emporté comme un fétu de paille dans une machine à broyer au sein de laquelle il n’y a pas d’issue possible. Alors que nous évoluons dans une société où tout est habituellement sous contrôle, nous sommes confrontés à des forces telluriques, à une sorte de tsunami où la liberté n’a plus cours.

Dans le cas de Dominique Strauss-Kahn, si sa culpabilité est avérée, nous nous trouvons face à un comportement pulsionnel, irrésistible. Je pense à ce vers tiré d’Andromaque : « Je me livre en aveugle au destin qui m’entraîne ».

Dans quelle mesure les citoyens français sont en droit d’attendre une certaine exemplarité d’un homme politique et, encore plus, d’un chef d’État ?

Il existe des traditions politiques extrêmement différentes. Dans les pays anglo-saxons ou scandinaves, il n’est pas envisageable de séparer vie publique et vie privée. Qui agit de telle sorte dans sa vie privée en fera autant dans sa vie publique. L’adultère est mal vu dans ces pays.

Les pays latins, eux, s’appuient sur une tradition différente, voire opposée. En Italie, les affaires autour de Silvio Berlusconi sont abordées à la rigolade. En France, Henri IV, Louis XIV ou Louis XV ont beaucoup œuvré en matière de séduction. Et cela apparaissait dans l’imaginaire politique de nos pays latins comme quelque chose allant de soi. Le pouvoir politique va avec le pouvoir sur les femmes. C’est même souvent une sorte de garantie. Un homme qui n’aurait pas de pouvoir sur les femmes serait suspect. P’tit Gibus, dans La Guerre des boutons, ne dit-il pas : « Le chef, c’est celui qui a le plus long zizi » ? La longueur du sexe est l’emblème du pouvoir sous toutes ses formes. Chez les hommes politiques, le jeu vaut dans les deux sens : on a le pouvoir, donc on a les femmes ; et les femmes – certaines tout du moins – sont attirées par les hommes qui ont le pouvoir.

Les deux façons, anglo-saxonne d’un côté et latine de l’autre, d’envisager le rapport entre vie privée et vie publique constituent selon moi des excès. Il y a un minimum à respecter, une ligne rouge à ne pas dépasser. Il semble que Dominique Strauss-Kahn ait longtemps oscillé entre ligne jaune et ligne rouge, et on peut craindre qu’il ait cette fois franchi la limite. Dans ce cas, notre position latine n’est plus tenable. Un roi « chaud lapin » comme Henri IV pouvait être aimé de ses sujets ; mais un président violeur, ce n’est pas tolérable.

Le fait qu’un candidat à la présidence française soit supposé fréquenter un célèbre club échangiste de la capitale pose également problème. Cela implique que les personnes humaines sont substituables, indifférentes, et que l’on peut passer de l’une à l’autre et en faire des objets de jouissance que l’on délaisse ensuite.

Mais la politique fait avec la nature humaine, telle qu’elle est, et non pas telle qu’elle devrait être. Si la morale devait diriger la politique comme le prônait en leur temps Saint-Just ou Robespierre, nous nous dirigerions vers une nouvelle Terreur !

L’anthropologie chrétienne n’a-t-elle pas quelque chose à dire sur ces questions ?

Le christianisme a plusieurs choses à dire. La première est qu’en matière de politique il distingue Dieu et César. César n’est pas Dieu et inversement, excluant ainsi la notion de théocratie. Le moralisme, qui voudrait que la vie politique soit soumise à une transparence totale, à un régime de vertu obligatoire, est également écarté par le christianisme. En effet, la logique du christianisme est de considérer que les hommes sont pécheurs et qu’il faut la miséricorde de Dieu pour qu’ils puissent se relever.

Bien que l’on veuille nous présenter le christianisme comme dépassé et défendu par des papes « pères la vertu », il est en réalité beaucoup plus proche de l’humanité telle qu’elle est. La sainteté est proposée aux hommes, mais l’Église a tout à fait conscience que les hommes ne sont pas des saints.

Ceci dit, dans le christianisme, il n’est pas question que des humains servent d’objet de consommation et de jouissance pour d’autres. Le corps étant le temple de l’Esprit, il ne peut être instrumentalisé par autrui.

Le chrétien doit ainsi être beaucoup moins tenté par l’idolâtrie dont sont l’objet aujourd’hui les personnalités médiatiques. Dieu est un chasseur d’idoles. Si Dieu n’est plus perçu comme Dieu, un futur président de la République peut apparaître comme un sauveur. L’engouement suscité par la candidature de Dominique Strauss-Kahn était en cela déjà inquiétante.

Dans un de mes livres, je parle d’un « nouvel Olympe » peuplé de divinités de la chanson, de « tops » de toute nature auxquels est désormais voué un culte. Pour effacer le visage du Sauveur, nous avons multiplié des petits sauveurs, dont font partie les hommes politiques

quarta-feira, 7 de dezembro de 2011

6.12

tropos que liberan

notas de jazmín

construyen las formas



curvan las guitarras

tejiendo su sexo



saben a futuro

pétalos de un son



con aroma múltiple.



Alejandra alma



‎...aroma de jasmins

som de violões

tecido de pétalas:


curvas, formas do sexo!


Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 4 de dezembro de 2011

"Nos finais do verão"/" Les fins de l´été" de Ruy Belo

“Nos finais do verão”:

[…] dou por isso exactamente no fim do mês/ ao levantar os olhos da máquina de escrever e procurar em vão o sol prestes a pôr-se / no estreito intervalo de duas casas à beira-mar onde antes o via / e além disso a passagem do tempo será também visível por exemplo / na altura da pilha dos jornais acumulados a um canto do quarto / no progressivo desgaste do enorme sabonete que dia a dia utilizei / para lavar distraidamente as mãos as diversas vezes que as lavei / Alguma coisa passou para sempre passou irremediavelmente para sempre / alguma coisa que não será principalmente isso mas será também isso / alguns rostos pousados no verão de linhas suaves como certos sulcos na areia / […] Que é feito daqueles rostos de verão / daquelas silhuetas ao pôr-do-sol interpostas por vezes entre a luz e o livro que lia / a que profundidade se encontram agora determinados passos / ainda não há muito indubitavelmente impressos na areia do verão / perguntarei na falta de outras pessoas talvez ao mar esse mar que mora / sempre aqui e não vai para longe com o verão. Ficarei à escuta procurarei distinguir no marulho do mar qualquer esboço de resposta / olharei os contrastes da luz incidindo na superfície do mar / Sei que é em vão que tudo será decerto em vão e que mais uma vez / assisti sem remédio de braços caídos à implacável destruição do verão / […] (“Nos finais do verão” in 2000, p. 34-35)


"Les fins de l´été"

[...] je m´en apperçois exactement à la fin du mois/ quand je lève les yeux de la machie à écrire et je cherche en vain le solei presque au coucher/ dans l´espace étroint d´entre deux maisons au bord de la mer, où avant je le voyais/ et en plus à la hauteur de la pile de journaux entassés à un coin de la chambre/ au progrès de l´usure provoquée par l´utilisation cotidienne de l´énorme savon/ pour me laver le mains toutes le fois que je me les suis lavées/ Quelque chose a fini, sans pitié a fini pour toujours/ quelque chose qui ne sera surtou pas ça mais qui sera aussi ça/ quelques visages posés sur l´été de lignes suaves comme les sillons sur le sable/ [...] Que sont-ils devenus les visages de l´été/ ces silhouettes au coucher de soleil interposées des fois entre la lumière et le livre que je lisais/ quelle est la profondeur actuelle de certais pas/ il n´y en a plus beaucoup empreints sur le sable/ je demanderai faute d´autres personnes peut-être à la mer cette mer qui habite/ toujours là et ne s´en va pas au loin avec l´été. Je resterai à l´écoute je chercherai à distinguer au clapotis de la mer n´importe quel signe de réponse/ je regarderai les contrastes de la lumière tappant sur la surface de la mer/ Je sais que c´est en vain que tout sera sûrement en vain et qu´encore une fois/ j´assisterai impuissant à l´inexorable destruction de l´été/ [...] "Les fins d´été" in 2000.

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

quinta-feira, 1 de dezembro de 2011

Apperçu (pas scientifique!) des différences de prononciation et d´ortographe entre le portugais du Brésil et celui du Portugal.

Non, Lisa Betinha, là, pour "Alexandra", c´est "ch" aussi, comme au Portugal. Notre "tch", c´est quand il y a "ti" et "di" et à la fin des mots où il y un "e" muet que les Portugais prononcent comme comme en français: un "a" sourd et nous un "i" sourd. Exemples: "diferente" au Portugal c´est "diferent"a petit a", comme en français, pour nous (ça depend aussi de la région, mais en gros c´est ça), c´est djiferentch"i petit i". Titia ("tata", en français, la tante) pour nous c´est tchitchia, dia (jour), pour nous, c´est djia, Catete, un quartier do Rio c´est Catetch "i" "petit i" . Nos rr aussi sont différents, mais aussi selon la région, "rr", "r" en début de mot ou avant consonne sont guturaux (de gorge) comme en français, ex Rio, carro, Carlos, mais les autres sont roulés, tandis qu´au Portugal ceux qu´on fait guturaux sont doublement roulés (pas partout non plus, il y a des Portugais qui font aussi les "rr" de gorge et les autre sont pareils, L´ortographe est la même, mais il y a de petites différences permises selon la prononciation, comme Antônio au Brésil et António au Portugal, ou "louro" (blond) dans la partie Nord du Brésil et "loiro", dans la partie Sud du Brésil. Les accords d´ortographe sont toujours singnés par l Academia Brasileira de Letras et l´Academia de Ciências de Lisboa. Après les indéndances des ex-colonies portugaises, évidemment les 8 pays de la communauté lusophne doivent signer tout accord de changement de la langue. Il est intéressant de remarquer que le dictionnaire de langue portugaise le plus reconnu dans l´espace lusophone, y cpmpris le Portugal, est brésiliien, c´est celui de Aurélio Buarque de Holanda.

terça-feira, 29 de novembro de 2011

Pour Marie-France...

Marie, de France et d´ailleurs, des pays slaves
Du Sénégal, de la Russie et des vents alisés des Antilles
C´est n´être égal à personne que d´appartenir aux familles
Des Corses qui sentent le vent à l´Ile-Rousse
D´ètre parmi ceux qui glissent sur Bavella et ses aiguilles

Marie, de la mer, de Madagascar et de l`Ile de Ré
De l´air, bleu, comme celui qui couvre les Sanguinaires
Du cri des mouettes qui survolent la Goudeloupe, Jersey
Marie, c´est du crépuscule quand il atteint la Mer du Nord
Elle sent les cocotiers de chez moi et ses noix
Ella a la saveur des fruits de certains fruits déguisés:

les marrons glacés

Marie, sucrée, brune, fine
enveloppée par le verglas, saupoudrée de bruine

Marie France,

fruit exquis, hardi, enfantée par les climats de ses pays.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

segunda-feira, 28 de novembro de 2011

38 graus - Poema inspirado en Janelas de Minha Alma, de Luciana Gaffrée.

Afundar no sofá, com o termômetro debaixo do braço
Chamar mamãe para auscultar
Ser servido de sopa de batata e de canja quente
Não ter que ir para o batente

Pegar As Cidades e As Serras de Eça de Queiroz já lido mil vezes, todas as vezes de gripe
manusear o exemplar de meu avô
e sentir o cheiro de mofo
ler e sonhar

Dormir, sem culpa, estou doente!
embalado pelo som do relógio meio-carrilhão e o bater das agulhas de tricô de minha mãe
Café com leite, chá, caldo, tudo na cama!

Friozinho aquecido pelo amor de casa...p´ra que curar?

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 27 de novembro de 2011

As Janelas da Minha Alma (de Luciana Gaffrée)


Quando o coração abre de uma vez só
Que nem janela em dia de ventania
Faz barulho e a vizinhança toda vê
Apago logo a luz pra ninguém fotografar

Mesmo assim já entrou o vento forte
Frio, cheiroso e anterior à tempestade
As cortinas se movem histéricas
Prendo logo o cabelo pra não me enredar

Quando o coração abre de uma vez só
Dá vontade de espirrar e tomar muito chá
Usar termômetro e se afundar no sofá
Esperando a invasão de luz passar

de Luciana Gaffrée

Quando eu era muito novo (do poeta português/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Quand j´étais très jeune.

Quando eu era muito novo sentia que me faltava um
lago, superfície que reflectisse o mundo
por inteiro. O meu pai levou-me à lagoa de
Óbidos e tentou mesmo as salinas de Rio Maior “vê
um grande lago salgado” mas só via as quadrículas de terra que
impediam a extensão da água
(era pedir de mais à minha imaginação a troco de meia
dúzia de acções que depressa vendi)
eu queria um lago que pudesse comparar aos versos que trazia
na cabeça (e também no coração)

um lago que espelhasse floresta e montanha (e a lagoa
de Óbidos, se não forem todos os anos ligá-la ao mar
é um charco de onde nunca vi erguer-se um
bando de patos selvagens; mas gosto, e muito, das dunas e dos
pinhais por lá perto; têm musgos de mil verdes
que chamam por ti, com a paixão de um bramido do mar)

um lago que me trouxesse nas nuvens todas do céu
e quando a luz rebatesse a ondeante vaga
saberia que nenhuma imagem pode ser igual a nenhum outro
verso
o lago, eu queria; não era uma chapa de sal nem bacia de
peixes mortos, era descer e descer na região mais sombria

lago que procurava
em sofrimento e medo
por detrás do vidro, o lago
haveria de surgir sem geografia, sem tempo
quando a barca que pousa na margem
me deu o azar e o erro
de nela embarcar um verso e
de partir a remar.


Quand j´étais très jeune je sentais qu´il me manquait un
lac, une surface pour refléchir le monde
entier. Mon père m´a amené à la lagune d´
Óbidos et il a même essayé les marais salants de Rio Maior "vois-tu
un laca salé", mais je n´ai vu que les carrés de terre qui
empêchaient l´extension de l´eau
(c´était trop demander à mon imagination en échange de quelques
actions que vite j´ai vendues)
Je voulais un lac que je pourrais comparer aux vers que je portais
dans la tête (et aussi dans le coeur)

un lac pour refléchir la forêt et la nature (et la lagune
d´Óbidos, si ce n´était pas toutes ces années la reliant à la mer
c´est une marre d´où je n´ai jamais vu s´envoler une
bande de canards sauvages, mais j´aime, et beaucoup, les dunes et les
pinèdes dans les alentours: elles ont de la mousse de mille tonalités de vert
qui t´appellent, avec la passion d´un mugissement de la mer)

un lac qui m´apporterait dans tous les nuages du ciel
et quand la lumière rabattue sur la vague houleuse
je saurais qu´aucune image peut être égale à aucun autre vers
le lac, je ne voulais pas: ce n´était pas une plaque de sel ni un bassin de
poissons morts, c´était descendre et descendre dans la région la plus sombre.

le lac que je cherchais
en souffrance et en peur
derrière la vitre, le lac
surgirait sans géographie, sans temps
m´a apporté la malchance et l´erreur
d´y embarquer un vers et
de partir en ramant.

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

III Turvos Dizeres e Alguns Círculos(do poeta português/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Les troubles paroles.et Quelques Cercles.

Procuremos nestas águas um exemplo
onde esteja toda a significação
quatro espécies de mar se distinguem
mar
correctivo da paixão
mar correctivo do conhecimento.

O mar é somente a nossa imaginação
é o poder mais ímpio
como corrigi-lo?

Propus-me fundar uma ciência do mar.
Qual o seu projecto?
Escolhendo defino excluo
Projecto de água.


Cherchons dans ces eaux un exemple
où il y ait toute la signification
quatre espèces de mer se distinguent
mer
correctif de la passion
mer correctif de la connaissance.

La mer n´est que notre imagination
c´est le pouvoir le plus impie
comment le corriger?

Je me suis proposer à fonder une sciende de la mer.
Quel est le projet?
En définissant je définis j´exclue
Projet d´eau.

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

II Turvos Dizeres e Alguns Círculos(do poeta português/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Les troubles paroles.et Quelques Cercles.

Dispõe as aves, todas as aves no lugar,
à beira-mar, do lado sombrio das dunas. Os sentimentos
são decididos, duram, duram longas horas, o vento da tarde,
sob os olhos da água, sob a dureza de novembro.

Dispões o percurso das aves,
as estradas
que se repetem pela noite, as grandes migrações.
As gares, as cidades que significam para ti,
as aves sobre as ilhas, outras ilhas, a paisagem
que temos à nossa volta, que significa para ti,
repentinamente por que não cantamos a força de tudo isto?

Dispose les oiseaux, tous les oiseaux sur place,
au bord de mer, du côté sombre des dunes. Les sentiments
sont décidés, durent, durent de longues heures, le vent de l´après-midi,
sous les yeux de l´eau, sous la dureté de novembre.

Dispose le parcours des oiseaux,
les routes
qui se répètent par la nuit, les grandes migrations.
Les gares, les villes quel est leur sens pour toi,
les oiseaux sur les îles, d´autres îles, le paysage
que nous avons autour de nous, quel sens pour toi,
soudain pourquoi on ne chante pas la force de tout ça?

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

I Turvos Dizeres (do poeta português João Miguel Fernandes Jorge/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Les troubles paroles.

Vimos a areia: a praia é isto o visível.
Quando queremos exprimir a consciência
de uma verdade
este mar
tomamos areia por praia um nome pela solução.
O olhar sobre a praia é sempre uma segunda
praia de dentro tem um poder incomparável
“en vaguidades y desconciertos”.
Façamos uma experiência o oferecer
a um olhar estranho
(esta praia nasce do meu lado. Que fazer?)
prolongando
dunas pouco a pouco desvendadas

On n´a vu le sable: la plage c´est ça le visible.
Quand on veut exprimer la conscience
d´une vérité
cette mer
on prend le sable pour de la mer un nom pour la solution.
Le regard sur la plage est toujours une deuxième
plage du dedans a un pouvoir incomparable
"en vaguidades y desconciertos".
Faisons une expérience l´offrir
à un regard étranger
(cette plage naît à mes côtes. Que faire?)
prolongeant
des dunes peu à peu dévoilées

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poème III - Sob sobre voz (do poeta português João Miguel Fernandes Jorge/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Poème III - Sous sur voix.

Estamos em março, o nome
é riso. O riso, ar. Qualquer corpo
está cantando, habita
nossa casa, sua gente.
Água é o lugar. Estamos limpos, digo.
Salvos, acrescentas.

Mas as águas não esperam
os olhos devagar.
Pousamos as mãos.
Posso dizer a mim próprio
o mar que se confunde
com estas palavras, com o teu rosto?
Como uma morada
é a casa que vejo?

Entretanto morremos.
Os barcos vão.
Mágicos é que nós somos


Nous sommes en mars, le nom
est le rire. Le rire, l´air. Un corps quelconque
chante, habite
notre foyer, ses gens.
L´eau est la place. Nous sommes propres, je dis.
Sauvés, tu ajoutes

Mais les eaux n´attendent pas
les yeux lentement.
Nous posons les mains.
Je peux me le dire
la mer se confond
avec ces mots, avec ton visage?
Comme une demeure
c´est la maison que je vois?

Cependant on meurt.
Les bâteaux s´en vont.
Des magiciens, voilà ce que nous sommes.

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Poema I - Sob sobre voz (do poeta português João Miguel Fernandes Jorge/du poète portugais João Miguel Fernandes Jorge)/Poème I - Sous sur voix.

Vivemos sobre a terra. Apresento-te
a nossa casa, os nomes que damos às coisas,
as honras que nos são destinadas,
este corpo de sangue e nervos.

Sobre ele que julgamos vivo
dizes minha razão. A da vida
e a de outras coisas que se percebem.

Os barcos retomam lentos seu lugar
em volta de um coração marinho.
Como se morre aqui?


Nous vivons sur la Terre. Je te présente
notre maison, le nom que nous donnons aux choses,
les honneurs qui nous sont destinés,
ce corps de sang et de nerfs.

Sur lui que nous jugeons vivant
dis ma raison. Celle de la vie
et celle d´autres choses qu´on apperçoit.

Les bâteaux reviennent lents à leur place
autour d´un coeur marin.
Comment meurt-on ici?

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sábado, 26 de novembro de 2011

Há domingos assim (do poeta português Ruy Belo/du poète portugais Ruy Belo)/ Il y a des dimanches comme ça.

mas o mar visível /de súbito/ de um lado e doutro do cabo carvoeiro/ no nevoeiro/ mas um nevoeiro
então muito leve/ nevoeiro apenas bastante para esfumar alguns contornos/
e deixar o sol rasante da tarde ferir-nos /atingir-nos cá muito fundo/
como as últimas flechas do dia/ condenado/ disparadas talvez pelo mar/
Olho alguns domingos o mar/ e mesmo que o olhe/ talvez através de vidros decapitados por uma janela/
reparo num ligeiro sobressalto da sua superfície supremamente sensível/
e penso que valeu afinal a pena eu ter nascido/ ser mexido e trazido até aqui/
porque pressinto que o mar é um pouco diferente só pelo facto de eu o olhar
[…]
(poema “Há domingos assim”, Toda a terra, p.72)

mais la mer visible/ soudain/ d´un côté et de l´autre du cap charbonnier/ dans les fumées/ mais dans les fumées
alors très léger/ assez de fumée pour tamiser quelques contours/
et laisser le soleil rasant de l´après-midi nous blesser/ nous atteindre là dans l´âme
comme les dernières flèches de la journée/ condamnée/ lancées peut-être par la mer/
Je regarde quelques dimanches la mer/et quoique je la regarde/ peut-être à travers des verres décapités par une fenêtre/
je remarque le sursaut léger de sa surface extrèmement sensible/
et je pense que finalement ça m´a vallu la peine d´être né/ d´avoir été bousculé et amené jusqu´ici/
parce que je prévois que la mer ne change que par le fait que je la regarde
[...]

Versão para o francês/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Versos que vou escrevendo (do poeta português Ruy Belo/du poète portugais Ruy Belo)/ Les vers que j´écris.

Mas como pode ser inverno aqui na praia
perplexa perguntaste-me ó criança ainda vinda
não sei ao certo donde mas decerto não da vida
A praia que no verão tu conheceste
é calma é cor branca é céu azul é asa de ave
é tudo o que me falta agora por que então o tive
e ao ter alguma coisa só a tenho por correr o risco de a perder

(poema “Versos que vou escrevendo”, p. 126, em Toda Terra)


Mais comment ça se peut l´hiver ici à la plage
abasourdie tu m´a demandé oh enfant encore venue
je ne sais pas au juste d´où mais pas juste de la vie
La plage qu´en été tu as connue
est calme est en blanc c´est du ciel bleu c´est l´aile d´oiseau
c´est tout ce qui me manque maintenant parce que je l´ai déjà eu
et que quand j´ai quelque chose je ne l´ai que pour courir le risque de la perdre

Versão para o francês/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Ode Marítima (do poeta português Ruy Belo/ du poète portugais Ruy Belo)

Ah, as praias longínquas, os cais vistos de longe,
E depois as praias próximas, os cais vistos de perto.
O mistério de cada ida e de cada chegada,
A dolorosa instabilidade e incompreensibilidade
Deste impossível universo
A cada hora marítima mais na própria pele sentido!

(poema “Ode Marítima”, p.251)


Ah, les plages lointainse, les quais vus de loin,
Et après les plages prochaines, les quais vus de près.
Le mystère de chaque allée et de chaque arrivée,
La douloureuse instabilité et incompréhensiblité
Dans l´impossible univers
A chaque heure maritime plus senti sur sa propre peau!

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Boca Bilingue (do poeta português Ruy Belo/du poète portugais Ruy Belo)/Bouche bilingue

[…]
No meu país não acontece nada
o corpo curva ao peso de uma alma que não sente
Todos temos janela para o mar voltada
[…]

Ruy Belo, Boca Bilingue (1966)

(...)
Dans mon pays rien n´arrive
le corps courbe l´échine sous le poids d´une âme qui ne sent pas
On a tous une fenêtre sur la mer
(...)

Versão para o francês/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 20 de novembro de 2011

O viajante.

Borboletas atravessam meu cérebro insensato
Tremo dos pés à cabeça no vácuo do trem.
sou conduzido para o além
envolto nas espumas produzidas pelos pássaros no mato.

A música tabalha meus ouvidos e martela minha aura.
Sou conduzido para fora de mim mesmo.
e vago pelo caminho lamacento a esmo
Perfumes fecais de vacas parindas envolvem a aurora.

Arrepio de prazer ao humectar a natureza
O vento acaricia meus pelos e penetra
Sou o viajante da lua, realeza

Nas palmas da mão sinto a sua doce aspereza
país longínquo, furto na minha vida de asceta.
Fruto de imagens senis e boas alargadas pela correnteza.

de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

Un viajero tremblando.

Estabas hecho de trenes súbitos

de pétalos malhechores

acaso aquel delgado camino del áspero susurro

la espalda de los ojos, la espuma de la estrella

Siempre voy de regreso a sitios olvidados

con la vida atroz traicionando la belleza del relámpago.

Todo se reduce al oscuro laberinto de la idea

a la trampa de las cuencas ojerosas nunca llama de corazones amplios

todo desformado, narrado hasta cansarme

en esas súplicas oscuras de música vencida.

Ya tarde, pavorosa, de confundidos pájaros

en las dieciseís horas del reloj que inventamos

un tiempo que recorre la cara de mis brazos

yo nunca dije nada

solo quedó una mano.

El secreto que busca los encuentros feroces

con cabezas hundidas impuras de miel salobre

ya no tiene aquel ojo que rugía en pulmones de quien cava sin tregua

con los puños cerrados

Sí, he vuelto, con el hilo que recubre los harapos

y ahora llueven sepulcros en varias latitudes

mientras miro los árboles que se quiebran muriendo

en el horizonte de la sombra que expira

mientras gritas que amas inútil, desparramado

y yo toda impresa en los troncos azules

de los fondos con jaulas al unísono cantando

mi nombre silencioso , testimonio profundo

de un viajero temblando.


de Laura Inés Martínez Coronel

Borboletas atravessam meu cérebro insensato
Tremo dos pés à cabeça no vácuo do trem.
sou conduzido para o além
envolto nas espumas produzidas pelos pássaros no mato.

A música tabalha meus ouvidos e martela minha aura.
Sou conduzido para fora de mim mesmo.
e vago pelo caminho lamacento a esmo
Perfumes fecais de vacas parindas envolvem a aurora.

Arrepio de prazer ao humectar a natureza
O vento acaricia meus pelos e penetra
Sou o viajante da lua, realeza

Nas palmas da mão sinto a sua doce aspereza
país longínquo, furto na minha vida de asceta.
Fruto de imagens senis e boas alargadas pela correnteza.

de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

sexta-feira, 18 de novembro de 2011

Le chat della Signora Simonetti.

Marie-Paule veut une auto-route
Mica, Paolina voi una autustrada
I Pinzutti non hannu encora fattu
La liaison rapide entre Aïatche
Portitche, Corti et Bastiie-Porette

Marie-Paule veut la Corse pastorale
L´economia delle castagne con brutche
Capitu, iu, u pensieru di Paolina
Per avere piu di paesini e di capre
Bisogna avoir un tunnel doppu Bastiie

Mais Paris est le coupable de tout
Du fait que Paolina mica parla corsu
Du mal de dents de mon chien
Et du mal à estomac de son chat

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

domingo, 13 de novembro de 2011

Les éthnies au Brésil.

Oui, mais ça dépend beaucoup de comment le metissage, la colonisation et les préjugés se présentent. Chaque cas est un cas et, c´est pour ça, à cause de la réalité brésilienne, que je conteste votre attachement aux traditions. C´est parce que chez nous ce qui a été fait a donné des fruits parfois très différents de ce qui a été fait ailleurs. Des fois ça se ressemble. La formation du Brésil ressemble beaucoup à celle des Etats-Unis. Les Européens, des Portugais, sont arrivés ici et il y avait les indiens. Ces indiens étaient clairsemés et vivaient dans l´ état de civilisation de la pierre polie (je ne sais pas comment on dit en français ça, mais je crois que vous le comprenez). Leur organisme était faible par rapport aux maladies apportées par les Européens. D´autre part, ils n´avaient pas la culture de l´esclavage et du travail, qui vont ensemble, et qui faisait déjà partie des cultures des peuples tels les Mayas, Aztèques, Inca ou Africains. Ici, c´étaient comme aux EUA. Bon, les indiens, ils mourraient, ils s´enfuyaient ou ils s´acculturaient. Alors les Portugais ont décidé de faire venir les Africains noirs, qu´ils achetaient en Afrique à d´autres Africains. Ils prenaient le soin de ne pas rapporté vers les mêmes endroits des noirs de même éthnie, pour qu´ils ne puissent pas communiquer entre eux et donc ne pas s´organiser pour se révolter. Ce qui faisait qu´ils étaient obligés à apprendre le portugais, pas seulement pour communiquer avec leurs maîtres, mais encore entre eux aussi, puisque c´était la seule langue commune. Les autres populations européennes et les asiatiques venues après n´ont jamais formé de ghetto. Elles se sont toujours acculturées et métissées, je ne saurais pas dire pourquoi. Et ce jusqu´à présent. Personnellement, je crois que c´est parce qu´à partir de 1808, le Brésil a perdu son statut de colonie pour devenir la métropole: la cour portugaise a déménagé ici à cause des invasions napoléoniennes et Rio est devenu la copitale de l´Empire Portugais, puis, quand la cour a dû partir, elle n´est pas partie intégralement, le prince héritier du trône portugais est resté ici et c´est lui qui a fait l´indépendance du Brésil, qui est devenu un empire indépendant, mais évidemment très lié à celui du Portugal, puisque le père régnait là-bas et le fils ici. Symboliquement c´était et est encore très important, je pense. Bon, toutes ces populations se sont mélangées et se mélangent encore. il est difficile de trouver un Brésilien qui n´ait pas plusieurs origines et qui n´ait pas d´origine portugaise, ils ont toujous immigré ici et immigrent encore. il est difficle de trouver un Portugais qui n´ait de famille au Brésil ou un Brésilien qui n´ait pas des orignes portugaises. Moi, par exemple, je suis petit-fils d´Anglais, mais j´ai des origines, anglaises, portugaises, espagnoles, françaises et indienne (de indiens du Bréisl, pas de l´Inde, ici il n´y a pas de gens venus de l´Inde ni de musulmans, ceux qui sont venus des pays du Moyen-Orient sont catholiques). Donc, on est tous agglutinés dans cette culture de base portugaise, aux fortes influences des cultures noires, et peu des autres, mais, parmi ces influences moins importantes, il y a celles des Italiens et des indiens. Actuellementm nous avons à peu près 50% de la population au fénotype blanc (le génotype ne compte pas pour nous), 40% de gens aux fénotype métis et 10% au fénotype noir. Les préjugés existent et plus on est blanc, mieux on est coté socialement et plus on est basané, moins on est considéré socialement. Par exemple, il y a des quotas pour entrer dans les universités. Si deux frères, l´un de fénotype métis et l´autre de fénotype blanc se présentent, le premier aura droit à entrer dans le quota, parce qu´il est passible de souffrir de racisme, tandis que l´autre non. Je réponds á ta question: nous sommes issus des étnnies les plus diverses, nous avons des gens blonds comme des Suédois, noirs commme de Sénégalais ou aux yeux bridés comme des Japonais (normalement tous, au point de vue génétique, métissés) et nous avons, pourtant, la même culture.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sexta-feira, 11 de novembro de 2011

L´Armistice et le calvaire corse..

Mais quand même, mesdames! Je parle une langue romane comme langue maternelle et je crois que vous vous êtes déjà rendues compte que suis une personne assez cultivée. M´expliquer ce que ça veut dire "armistisce" c´est m´offenser, ou s´offenser soi-même, en faisant preuve de votre ignorance. "Armistice", en portugais, c´est "armistício", voyons, mesdames, il suffit de penser un peu à comment cela se dit en italien ou en votre cher corse!!! Ce dont je ne me rappelais pas c´est ce que cette date représentait pour vous, je ne suis pas Européen! Mais après, en lisant la presse française j´ai vu que c´est bien ceci: la fin de la Deuxiéme Guerre Mondiale. Et, d´ailleurs, selon Marie-Paule, il s´agit aussi de la fin d´un des maints chapitres du calvaire vécu par le peuple corse pendant toute son existence de martyr. D´ailleurs, je n´ai plus envie d´aller en Corse...pour pleurer sur le sort d´un peuple, je n´ai pas besoin de sortir de chez moi, puisque j´ai les indiens à côté! Si c´est pour interagir avec un peuple de malheureux, naîfs et bêtes qui, les seuls, pendant toute l´histoire de l´humanité se sont battus sans savoir pourquoi, en servant de balles de canons, je préfère aller ailleurs!
Non, c´est la fin de la Première, me dit mon amie Marie-Paule, heureusement que j´ai des amis savants qui m´éclaircissent l´Histoire. Bon, apparemment aussi ce n´est pas que les Corses qui se font faits tuer inocemment pendant cette guerre, même si ce n´est pas qu´eux qui aient été cités, mais toute une floppée de martyrs venus des quatre coins de l´Europe (ce que je croyais bien). Ceci dit, il n´y a pas eu de mouvement interne de victimisation du peuple corse de la part de mon amie...alors je commence à avoir envie de revenir en Corse, qui, d´ailleurs je connais bien et ne m´a jamais semblé habitée par un peuple martyrisé, bien au contraire


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quinta-feira, 10 de novembro de 2011

Solísima hendidura.

los pocos peces escasos en el cemento del sueño

es como si estuvieramos contemplando la invenciòn del destierro

llevo manos al galope verticales y hùmedas para negar el armònico desarticulado incendio

Despuès de algunas copas invertidas con cabellos de metal empañado

he dicho que no desde el abrazo y un latido en una caja se destruye sobornado

por la sùplica de guitarras nunca angèlicas.

Me desvanezco.

Desaparezco de mì con el parto de las venas ausentes

no existo en los pàjaros sùbitos, tampoco en el rìo

ni en las diestras caricias de la sombra feliz del adiòs permanente.

Soy la solìsima hendidura

de los lìmites ardientes

la sangre que invade el parto doloroso del destino con su fina sombra de espejos

cabezas que estallan sobre el mar que se contempla a sì mismo.

El cansancio parte de la sal.

La puerta entornada escupe labios y mejillas apagadas.

No regreso

El aire estremecido de la mùsica apaga el nombre de tus ojos

de Laura Inés Martínez Coronel.


Renasço e volto

é um parto às avessas

todo o sangue que derramastes

todas as vísceras que vomitastes

todos os teus sonhos em vão


reconstituem-me, parte de ti


retomo a vida em teu lugar

para enaltecer-te e reviver


o nosso amor.


de Luiz Fernando Gaffrée Thomspon

domingo, 6 de novembro de 2011

Volver jamás/Voltar? Nunca!.

"La mente que se abre a una nueva idea,

jamás volverá a su tamaño original"

A.Einstein







Ojos que duelen de abiertos



de falta

de lentes



de no poder volver





Mente zumbido

incesante



del orden



del mundo.





Qué idea es solidaria del caos de los cuerpos?



Qué idea irá a ensanchar el tiempo de la Vida?



Qué idea estallará

el espacio que es de otras

y otros?



Qué idea

porvenir.





de Alejandra Alma



Pensar conduz à aceitação da vida

sentir conduz ao prazer e ao sofrimento,


à verdadeira vida


Eisntein simboliza a compreensão do que está fora de nós

Feud conduz à incompreensão benfazeja do que está dentro de nós


de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

sábado, 5 de novembro de 2011

cuerpos inadvertidos.

Quiero saber como es el rojo mundo agobiado de nuncas

el inmóvil amargo herrumbre, también la dorada impaciencia

la ebriedad de la locura y el legajo

de un hartazgo de lepra suburbana

Quiero tarde que advierte cuerpos y manos llenas de dedos amputados

desaparecidas esperanzas hastío de nombres

el margen bastardo que interrogas los agónicos estambres.

Quiero saber el quejido nubarrón de la glotis azulada

el áspero misterio con sus nódulos plurales

la tierra fatigada transoceánica

con la inmortalidad maravillosa de las inquietudes con sus máscaras.

Recuerdo que nunca recordabas.

Eso trascendía el hambre de la soledad para apagar el cansancio de la madera

Las hienas crecen desde la raíz,se instalan y se matan a diario sobre el agua cálida

médulas sin vocación de llama.

Senos huracanados aman las piedras

las que nunca han de gritar los gemidos de la noche

ortiga sideral comprende poco.

Esta tarde descalza sobre fuego visto largas estrellas en el cuerpo

ya no quedas en los bolsillos mariposa turbia

ya no eres con los muslos despedazados mi próximo beso

yo sola en el mínimo descortés gesto que abre las lámparas

no merma el esfuerzo de haber quedado detenida

en un minutero de cardos en la tierra.

El hueso de la mañana crece y alimenta los sonidos

nunca esperé otra cosa que una lágrima

en el arco de nacerse mercader de la palabra

hay tantos cuadernos rebosantes de agujeros

siempre distraída digo tiempo

y apareces exactamente en la habitación de la cual ya me he fugado

para retornar convertido en recorridos de ciego.

Pero ya no tengo lámparas campana y

suben manzanas altaneras en la sombra áspera del viento.

de Laura Inés Martínez Coronel


Em mim, salientam-se elementos básicos da alquimia: terra, mar. ar e fogo

Esses elementos transparecem pútridos, fétidos, mornos e avassaladores

A quintessência se faz pela mistura nauseabunda do que resultará em

Renascença...Renascença

em mim, que represento todos nós, seres vadios.

de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

quarta-feira, 2 de novembro de 2011

Poesia portuguesa contemporânea V. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

AS BALAS


São de ferro. Ou de aço?
Diz-se que fazem à entrada
um pequeno orifício,
seguido de uma grande
devastação de carnes
sangrentas. Por isso matam.
Li tudo sobre a morte.
Escrevi sobre a minha
e depois embebedei-me.
A bala vem pelo ar
(ruído onomatopaico) e
crava-se, cava, ceva-se
nessas carnes. Era a minha.
Tive uma bala marcada:
à última hora telefonei
a desistir. 'da-se!
Pior pra o Soares que entra
nestes versos já morto.
São de ferro. A tua era,
ó Soares, ou de aço,
e “agora choro contigo”
ausente uma vila
branca do Alentejo: tu.

Diz-se que fazem assim
um pequeníssimo estúpido
orifício (não quis ver)
como um botão mas
destroem tudo, devastam
tecidos, vísceras nobres,
e então trazem até nós
a morte sanguinolenta.
Se ainda as fabricam
como no meu tempo, creio
que matam num, ah pois,
infinitésimo de segundo.
É brutal. Eu ouvi-as:
perde-se a tesão por um século.


de Fernando Assis Pacheco


Les balles

Elles sont en fer. Ou en acier.
On dit que quand elles entrent
elles font un petit orifice
suivi d´une grande
dévastation de chairs
sanglantes. Voilà pourquoi elles tuent.
J´ai tout lu sur la mort.
J´ai écrit sur la mienne
et après je me suis soûlé.
La balle vient par l´air
(bruit d´onomatopée) et
creuse, crache, crève
dans ces chairs. C´était la mienne.
J´ai fixé un rendez-vous avec une balle
au dernier moment j´ai téléphoné
pour l´annuler. Tant pis!
C´est pire pour Soares qui entre
dans ces vers mort déjà.
Elles sont en fer. La tienne l´était
oh Soares, ou en acier,
et "maintenant je pleure avec toi"
qui n´est pas là un village
blanc de l´Alentejo: toi.

On dit qu´elles font ainsi
un tout petit et bête
orifice (je n´ai pas voulu regarder)
comme un bouton mais
elles détruisent tout, dévastent
les tissus, les entrailles nobles,
et alors amènent jusqu´à nous
la mort sanguinolente.
Je ne sais pas si on les fabrique encore
comme de mon temps, je crois
qu´elles tuent en une, et v´là,
infime fraction de seconde.
C´est brutal. Je les ai entendues
ne plus aller dressées au but pendant un siècle.

Versão francesa/version en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson

Poesia portuguesa contemporânea IV. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

MONÓLOGO E EXPLICAÇÃO


Mas não puxei atrás a culatra,
não limpei o óleo do cano,
dizem que a guerra mata: a minha
desfez-me logo à chegada.

Não houve pois cercos, balas
que demovessem este forçado.
Viram-no à mesa com grandes livros,
com grandes copos, grandes mãos aterradas.

Viram-no mijar à noite nas tábuas
ou nas poucas ervas meio rapadas.
Olhar os morros, como se entendesse
o seu torpor de terra plácida.

Folheando uns papéis que sobraram
lembra-se agora de haver muito frio.
Dizem que a guerra passa: esta minha
passou-me para os ossos e não sai.


de Fernando Assis Pacheco.


Monologue et explication


Mais, sur la gâchette, je n´ai pas tiré
l´huile du canon, je ne l´ai pas nettoyée
on dit que la guerre tue: la mienne
m´a défoncé tout de suite à l´arrivée

Il n´y a pas eu de siège ni de balles
capables de dissuader ce forçat.
On l´a vu à table avec de grands livres,
avec de grands verres, de grandes mains atterrées.

On l´a vu pisser la nuit sur des planches de bois
ou sur des herbes un peu râpées.
Regarder les collines, comme si on avait compris
sa torpeur de de terre placide.

En feuilletant des papiers qui sont restés
il se rapelle maintenant d´avoir eu très froid.
On dit que la guerre s´en va: la mienne
s´en est allée dans mes os et n´en sort pas.


Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea III. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

A epopeia

Mas. Sobrevinha o sono.
E porém. Último
entre todos adormecia

porque. Aqui entra
uma explicação. Ao
fundo do quarto

comum estava posta
poisada. Isto é. Dentro
da bota uma granada

espoletada. Ou seja.
Pronta a mandar hein?
tudo para as malvas

(glg, a boca seca).
De onde eu ficar
sempre um pouco mais.

Pensando em coisas.
Como seja. Sem
o f. da p. saber

esconder-lhe um dia
a bota. A granada.
Sob o travesseiro!

de Fernando Assis Pacheco


L´épopée

Mais. Le sommeil venait.
Et pourtant. Le dernier
parmi tous je m´endormais

parce que. Ici on donne
une explication. Au
fond de la chambre

commune il y avait
posée. C´est-à-dire. Dans
la botte une grenade

déclenchée. Soit.
Prête à renvoyer hein?
tout sur les roses

(glg. la bouche sèche)
D´où découle que je reste
toujours un peu plus

A penser à des choses.
Telles. Sans
que le salaud sache

un jour cacher
la botte. La granade.
Sous l´oreiller!


Versão francesa/version em francês/en français
de Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea II. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

Poeta no supermercado

Indignar-me é o meu signo diário.
Abrir janelas. Caminhar sobre espadas.
Parar a meio de uma página,
erguer-me da cadeira, indignar-me
é o meu signo diário.

Há países em que se espera
que o homem deixe crescer as patas
da frente, e coma erva, e leve
uma canga minhota como os bois.
Há paises destruidores de seus homens,
países nocturnos, tempestade.
E há os poetas que perdoam. Desliza
o mundo, sempre estão bem com ele.
Ou não se apercebem: tanta coisa
para olhar em tão pouco tempo,
a vida tão fugaz, e tanta morte...
Mas a comida esbarra contra os dentes,
digo-vos que um dia acabareis tremendo,
teimar, correr, suar, quebrar os vidros
(indignar-me) é o meu signo diário.


de Fernando Assis Pacheco



Le poète au supermarché


M´indigner est mon signe de tous les jour
Ouvrir les fenêtres. Marcher sur des épées.
M´arrêter au milieu d´une page,
me redresser dans une chaise, m´indigner
est mon signe de tous les jours.

Il y a des pays où l´on s´attend
que l´homme laisse pousser ses pattes
du devant, et mange de l´herbe, et porte
un carcan comme le joug des boeufs
Il y a des pays destructeurs de leurs hommes,
des pays nocturnes, tempête
Et il y a des poètes qui pardonnent. Glisse
le monde, ils sont toujours en paix avec lui.
ou ils ne s´apperçoivent pas: tant de choses
à regarder en si peu de temps,
la vie si fugace, et tellement de morts.
Mais la nourriture se heurte contre les dents,
je vous dit qu´un jour vous finirez par trembler,
bouder, courir, suer, casser les verres
(m´indigner)est mon signe de tous les jours.

Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.

Poesia portuguesa contemporânea I. Poemas de Fernando Assis Pacheco.

O POETA CERCADO


O poeta está cercado. Espera-o
um avô muito velho.
As cartas chegam com pequenas manchas
de lágrimas – alguém ao longe invoca
o poeta cercado. E ele grita:
afaste-se a noite. Mas vem a noite
cercá-lo ainda mais.
Uma casa com um avô muito velho
manda revistas, soluços, cartas,
apaga-se na distância. (Mas vem o medo
cercá-lo ainda mais.)

O poeta escreve os seus papéis
furtivamente.
Come com gestos lentos e imprecisos.
Bebe em silêncio. Olha as matas em volta.
Dorme enrolado no seu cobertor
como o romeiro do Senhor da Serra,
mas pior, e menos, porque não há deus.

O poeta cintila penosamente
entre o nevoeiro.


de Fernando Assis Pacheco



Le poète encerclé

Le poète est encerclé. On l´attend
c´est un pépé très vieux.
Les lettres arrivent tachées de petites taches
de larmes - quelqu-un au loin invoque
le poète encerclé. Et il crie
que la nuit s´éloigne. Mais la nuit vient
l´encercler encore plus
Une maison et un pépé très vieux
lui envoie des magazines, des sanglots, des lettres
s´efface au loin. (Mais la peur vient
l´encercler encore plus).

Le poète écrit ses papiers
furtivement
Il mange avec des gestes lents et précis.
il boit en silence. Il regarde tout autour les forêts.
Il dort enroulé dans sa couverture
comme le pèlerin du Seigneur de la Sierra
mais pire, et moins, parce qu´il n´y pas de Dieu.

Le poète cintille péniblement
dans le brouillard.


Versão francesa/version en français de
Luiz Fernando Gaffrée Thompson.